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Corée du sud

Affaire Wikileaks: suicide présumé d'un espion sud-coréen

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Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un scandale de surveillance révélé par Wikileaks a pris une tournure tragique en Corée du Sud, où un espion impliqué a été retrouvé mort dans sa voiture, dans un suicide apparent. L’homme a laissé une lettre dans laquelle il reconnaît son implication dans les écoutes mais nie avoir surveillé des citoyens ordinaires.  

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Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

Mr. Lim, 45 ans, a été retrouvé mort dans sa voiture, sur une route de montagne. A côté de l’homme, employé de l’agence d’espionnage sud-coréenne, la police a retrouvé une briquette de charbon consumée, signe d’un suicide probable par asphyxie, et une lettre de trois pages.

L’espion y reconnaît avoir détruit des données concernant les écoutes de smartphones, qui ont commencé en 2012. Mais il nie aussi toute surveillance abusive confirmant ainsi la position des services secrets, qui assurent n’avoir piraté aucun téléphone de citoyen ordinaire. Selon Wikileaks, l’agence d’espionnage sud-coréenne a acheté des technologies de surveillance de smartphone à la firme italienne Hacking Team et cette agence est accusée par le principal parti d’opposition d’avoir procédé à des écoutes illégales.

L’agence d’espionnage affirme elle n’avoir acheté la technologie italienne que pour mieux s’armer dans sa cyberguerre perpétuelle contre la Corée du Nord. Une excuse qui ne convainc guère l’opposition car les espions sud-coréens sont accusés de s’être livrés à des interférences politiques dans le passé. Leur ex-patron purge actuellement une peine de prison de trois ans pour avoir tenté d’influencer l’opinion publique lors de l’élection présidentielle de 2012.

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