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Chine

Tianjin: Harbour City, la résidence cossue devenue ville fantôme

Des policiers gardent la route menant à la zone résidentielle évacuée et au site de la catastrophe dans le district de Binhai, à Tianjin.
Des policiers gardent la route menant à la zone résidentielle évacuée et au site de la catastrophe dans le district de Binhai, à Tianjin. REUTERS/Kim Kyung-Hoon
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Une semaine après les explosions qui ont dévasté la ville et fait 114 morts, Tianjin vit désormais dans la crainte d’une contamination par des substances toxiques, notamment du cyanure dont 700 tonnes étaient entreposées sur le site de la catastrophe.

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Avec notre envoyée spéciale à Tianjin, Heike Schmidt

La pluie est tombée ce mardi matin sur le port chinois de Tianjin, ravivant les craintes de contamination par le cyanure. L'eau pourrait faire réagir les produits chimiques et les diffuser plus largement dans l'air. Pour ceux qui ont tout perdu, c’est une problématique de plus. C'est le cas notamment des habitants d'Harbour City, une résidence cossue ravagée par la catastrophe.

« Cette nuit-là, après la vague d'explosions, mon appartement était totalement sens dessus dessous. Avoir logé des gens aussi près d'un entrepôt rempli de produits chimiques, c'était extrêmement risqué. Nous l'ignorions complètement », dénonce un rescapé. Masque antipollution sur le visage, il se tient sur ses béquilles. Il s'est blessé au pied alors qu'il fuyait son appartement, situé à seulement quelques centaines de mètres de l'entrepôt.

Alors que les opérations de secours continuent, le jeune homme assure que rien ne lui a été proposé de la part du gouvernement, alors qu’il espère obtenir une juste indemnisation. « J'ai fait tant de sacrifices pour acheter cet appartement », déplore-t-il. « Je suis triste qu'aujourd'hui mon logement ne vaille plus rien. On nous a dit que des fumées toxiques pourraient s'échapper. C'est trop dangereux, je quitte donc Tianjin pour rejoindre ma famille à Handan dans la province du Hebei. » Sa résidence ressemble aujourd’hui à une ville fantôme. Personne ne sait si un jour un retour sera envisageable pour lui comme pour ses voisins.

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