Afghanistan / Pakistan / Tremblement de terre

Séisme en Asie: les zones les plus reculées en attente d’aide [Diapo]

Un homme inspecte le toit de sa maison dans le village de Dobanda, près de Dir Bala, au Pakistan, le mercredi 28 octobre 2015.
Un homme inspecte le toit de sa maison dans le village de Dobanda, près de Dir Bala, au Pakistan, le mercredi 28 octobre 2015. REUTERS/Khuram Parvez

Après le séisme meurtrier de ce lundi 26 octobre qui a touché l'Afghanistan et le Pakistan, des centaines de survivants viennent de passer leur troisième nuit dehors. Les secours sont engagés dans une véritable course contre la montre pour éviter que le froid ne fasse davantage de victimes. Les premières images des zones les plus reculées montrent des familles entières livrées à elles-mêmes.

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Avec notre correspondant à Islamabad, Michel Picard

Certaines zones les plus reculées à la frontière montagneuse pakistano-afghane attendent toujours de l'aide. La mobilisation des secours est rendue très difficile par les glissements de terrains et les routes coupées au nord-ouest du Pakistan. L'électricité y est toujours hors service et les premières images parlent d'elles-mêmes. On y voit des familles entières s'organiser par leurs propres moyens pour tenter de ne pas succomber au froid au milieu de la neige. Il est impossible de savoir si cela concerne des dizaines, des centaines ou des milliers de personnes dans ces zones peu peuplées.

Des habitants témoignent de l'entraide indispensable dans les villages où les vivres sont partagés et, la nuit, les feux alimentés par des parents qui veillent sur les nombreux enfants de peur qu'ils ne soient emportés par le froid et la maladie après avoir survécu au séisme.

Rescapés en colère

Dans ces contrées reculées, tout est à reconstruire. Maisons, écoles, routes : les infrastructures ont été endommagées par la secousse. Les secours promettent de dresser des tentes, de fournir de la nourriture et des médicaments dans les heures qui viennent à tous les sinistrés car les mauvaises conditions météorologiques font craindre de nouvelles victimes.

Des témoignages de rescapés en colère contre l'absence totale d'aide permettent de douter de la réactivité des équipes de sauvetage, notamment dans certains lieux où les talibans sont très présents. Ceux-ci ont d'ailleurs appelé leurs partisans à laisser travailler les équipes de secours.

Les prochaines heures s'annoncent décisives pour éviter de voir des sinistrés et des blessés mourir de faim ou de froid.

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