Chine / Japon / Corée du Sud

A Séoul, la Corée du Sud, le Japon et la Chine se parlent enfin

La présidente coréenne Park Geun-hye (c.), entourée par le Premier ministre chinois Li Keqiang (d.) et par le Premier ministre japonais Shinzo Abe (g.), lors d'un sommet trilatéral à Séoul, le 1er novembre 2015.
La présidente coréenne Park Geun-hye (c.), entourée par le Premier ministre chinois Li Keqiang (d.) et par le Premier ministre japonais Shinzo Abe (g.), lors d'un sommet trilatéral à Séoul, le 1er novembre 2015. REUTERS/Lee Jung-hoon/Yonhap

A Séoul, la Chine, le Japon et la Corée du Sud organisent leur premier sommet trilatéral depuis trois ans et demi. La rencontre entre les dirigeants de ces trois pays s’est terminée sur une déclaration de bonnes intentions d’une portée plutôt limitée. Mais les relations entre les trois voisins sont si détériorées que la tenue même de ce sommet est considérée comme un succès. La rencontre s'est déroulée aussi sur fond de hausses des tensions militaires entre Pékin et Washington en mer de Chine méridionale : Corée du Sud et Japon sont deux très importants alliés militaires des Etats-Unis.

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Avec notre correspondant à SéoulFrédéric Ojardias

Leurs sourires sont crispés, mais au moins ils se serrent la main. La présidente sud-coréenne Park Geun-hye et les Premiers ministres chinois et japonais, Li Kequiang et Shinzo Abe, ont réussi à mettre de côté leurs querelles territoriales et mémorielles pour discuter commerce et sécurité régionale.

Ils ont déclaré être d’accord pour se rencontrer régulièrement et pour relancer « complètement » leur coopération. Une déclaration modeste, mais encourageante, alors que les sujets de discorde se multiplient entre les trois voisins qui à eux seuls représentent un cinquième de l’économie mondiale. Chine, Japon et Corée du Sud ont aussi promis des efforts pour parvenir à un accord de libre-échange.

En revanche, aucun progrès n’est à signaler au sujet de leurs conflits territoriaux, en mer de Chine et en mer du Japon. Aucune avancée non plus sur l’attitude de Tokyo face à ses crimes de guerre, notamment la question des femmes coréennes et chinoises obligées de se prostituer pour l’armée impériale pendant la Seconde Guerre mondiale. Un sujet douloureux qui sera abordé demain, lors d’un sommet très attendu entre Park Geun-hye et Shinzo Abe.

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