Afghanistan

En Afghanistan, affrontements entre factions talibanes rivales

D'anciens combattants talibans, lors d'une cérémonie de désarmement, le 8 février dernier à Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan.
D'anciens combattants talibans, lors d'une cérémonie de désarmement, le 8 février dernier à Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan. AFP PHOTO / Noorullah Shirzada
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Afghanistan, ce week-end, de violents combats ont opposé des milices talibanes rivales dans deux districts reculés du sud-est du pays. Ces affrontements ont semble-t-il fait plusieurs dizaines de morts. Difficile de connaître avec précision le bilan, car le sud-est du pays, la province de Zaboul située au nord de Kandahar, échappe depuis longtemps au contrôle de l'Etat afghan.

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Avec notre correspondant à Kaboul, Joël Bronner

Les combats actuels entre différentes factions talibanes, apparaissent comme le résultat d'une crise de succession à la tête du mouvement des insurgés afghans. Cet été, deux ans après la mort véritable de leur dirigeant historique, le mollah Omar, les talibans afghans ont fini par reconnaître son décès. Le mollah Mansour, qui dirigeait de facto l'organisation dans l'ombre durant ce laps de temps, a ensuite été désigné très rapidement à la tête du mouvement islamiste. Trop rapidement pour certains talibans, qui remettent en question la légitimité du mollah Mansour.

C'est le cas notamment du mollah Rassoul, ancien gouverneur sous le régime taliban et formellement désigné, la semaine dernière, à la tête d'une faction dissidente. Ce week-end dans la province de Zaboul, ce sont donc ces deux camps rivaux, les soutiens du mollah Mansour face aux partisans du mollah Rassoul, qui se sont affrontés.

La prise éphémère de la ville de Kunduz par les talibans fin septembre, qui représentait la plus grande victoire militaire des insurgés depuis la chute du régime taliban en 2001 et qui a été portée au crédit du nouveau dirigeant Mansour, n'aura donc pas suffi à faire taire les contestations internes, consécutives à la disparition du mollah Omar.

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