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Birmanie

Birmanie: l'armée promet de coopérer avec le futur gouvernement civil

Cette photo communiquée par le bureau du chef de l'armée aux gences de presse montre ce dernier, le général Min Aung Hlaing, s'adressant aux journalistes après avoir voté dans la capitale le 8 novembre 2015.
Cette photo communiquée par le bureau du chef de l'armée aux gences de presse montre ce dernier, le général Min Aung Hlaing, s'adressant aux journalistes après avoir voté dans la capitale le 8 novembre 2015. AFP PHOTO / COMMANDER-IN-CHIEF OFFICE
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Ligue nationale pour la démocratie de l'opposante Aung San Suu Kyi revendique plus de 80% des sièges au Parlement national et les résultats officiels, encore préliminaires, semblent confirmer cette tendance très nette après le scrutin législatif de dimanche. C'est donc une victoire écrasante. Les anciens généraux, actuellement au pouvoir, ont d'ailleurs reconnu leur défaite et tout indique que le transfert de pouvoir va se faire dans le calme. L'armée, une institution très puissante en Birmanie, admet aussi la défaite de son camp aux élections.

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Avec notre correspondant à Rangoon,  Rémy Favre

L'armée a félicité Aung San Suu Kyi. Elle a reconnu la victoire du parti d'opposition. Le commandant en chef des forces armées accepte de rencontrer Aung San Suu Kyi. Avant les élections de dimanche, le général Min Aung Hlaing avait toujours refusé de s'entretenir avec elle. Cette fois, il ne peut pas ignorer le résultat des urnes. Un résultat très clair puisque la commission électorale a confirmé que la LND avait d'ores et déjà suffisamment de sièges à la chambre basse pour nommer un vice-président.

« L'armée fera de son mieux, en coopération avec le nouveau gouvernement », a déclaré le général Min Aung Hlaing lors d'un discours devant les hauts responsables militaires du pays, rendu public par l'armée jeudi. « La confiance du public peut se gagner », a-t-il ajouté, appelant les militaires à « l'obéissance et la discipline ».

Les militaires ne vont pas disparaître

L'armée a dominé la scène politique birmane pendant plus de cinquante ans. Elle a gouverné le pays jusqu'en 2011. Les militaires ne vont pas disparaître du paysage politique. Car la Constitution leur garantit toujours de larges pouvoirs. Mais ils vont maintenant devoir coopérer avec la LND. Aung San Suu Kyi s'est toujours montrée ouverte au dialogue avec eux. Elle a souvent eu des paroles de respect envers l'armée, indiquant qu'elle ne souhaitait pas se venger de la dictature militaire. Sa stratégie a payé. Elle a réussi à gagner la confiance des généraux qui acceptent donc de partager le pouvoir avec l'opposition.

Toujours au menu des félicitations : le président américain a à son tour « félicité », au téléphone, le président birman Thein Sein et son gouvernement pour avoir permis l'organisation d'élections « libres », selon le ministre de l'Information de Naypidaw.

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