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Inde

Inde: les émeutes dans le nord de l'Inde en voie d'apaisement

Les Jats s'estiment victimes de la discrimination positive instaurée par les autorités. Ils réclamtnt des quotas pour travailler dans la fonction publique et des places à l'université. Des quotas dont bénéficient des castes plus pauvres qu'eux.
Les Jats s'estiment victimes de la discrimination positive instaurée par les autorités. Ils réclamtnt des quotas pour travailler dans la fonction publique et des places à l'université. Des quotas dont bénéficient des castes plus pauvres qu'eux. REUTERS/Adnan Abidi
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Inde, le violent mouvement de protestations de la communauté des Jats, un groupe basé dans l'Etat d'Haryana voisin de New Delhi, a fait 19 morts et 200 blessés. Les Jats réclamaient des quotas pour entrer dans l'administration et les universités publiques. Ce mouvement lancé il y a 10 jours a connu un pic ces derniers jours : les milliers de manifestants ont bloqué les autoroutes d'entrée dans New Delhi ainsi que le canal qui alimente la majorité de la capitale en eau. Un accord semble toutefois avoir été trouvé avec le gouvernement.

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De notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

L'armée vient à peine de libérer le canal de Munak, qui était occupé par des milliers de manifestants Jats depuis samedi soir. C'est cette rivière qui alimente en eau 60% de New Delhi. Des milliers de résidents souffrent de cette pénurie et sont ravitaillés par des camions citernes. La situation ne reviendra pas à la normale avant ce soir, car il faudra d’abord remplir les bassins et filtrer l’eau.

Les écoles sont donc fermées ce 22 février. Du reste, les routes nationales, également bloqués par les manifestants, ont été progressivement dégagées ces dernières heures, ce qui a permis aux camions qui transportent l’essence ou les aliments d’arriver jusqu’à la capitale. La grogne des Jats s’est calmée après la promesse d’un ministre du gouvernement régional de l’Haryana de leur offrir un quota de places pour accéder plus facilement aux postes dans les administrations et les universités publiques.

Des castes plus pauvres que les Jats bénéficient de quotas

Ces revendications sont la conséquence de changements sociologiques dans les campagnes indiennes. En effet, les Jats sont une communauté d’agriculteurs dans cet Etat de l’Haryana, frontalier à New Delhi. Mais ils sont loin d’être pauvres - beaucoup ont vendu leurs terres à prix d’or aux promoteurs immobiliers pour construire le centre d’affaires de Gurgaon.

Mais la nouvelle génération, qui n’a plus de terre, entre en concurrence avec des classes plus pauvres, et qui bénéficie de quotas, au moment de passer les examens d’entrée dans les universités publiques : et ils demandent donc d’être assimilés à ces castes défavorisées pour bénéficier des mêmes avantages. La Cour suprême avait rejeté cette demande, mais leur révolte violente a forcé le bras des politiciens.
 

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