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Corée du Sud

Corée du Sud: une manifestation d'hologrammes pour les libertés

Amnesty International a fait défiler des hologrammes représentant des manifestants dans le centre de Séoul, le 24 février 2016.
Amnesty International a fait défiler des hologrammes représentant des manifestants dans le centre de Séoul, le 24 février 2016. REUTERS/Kim Hong-Ji
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Une manifestation un peu particulière a eu lieu mercredi à Séoul. Des hologrammes ont défilé pour protester contre les atteintes à la liberté de se réunir et de manifester en Corée du Sud. L'événement est organisé par l'ONG de défense des droits de l'homme Amnesty International, à la veille du troisième anniversaire de l'investiture de la présidente, Park Geun-hye. L'ONG accuse le gouvernement d'accroître la répression policière contre les manifestations depuis la tragédie du naufrage du ferry Sewol il y a deux ans.

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Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

Ils sont une vingtaine d'hologrammes bleutés, des images en 3D de manifestants qui passent et repassent devant le palais illuminé de Gyeongbokgung, en plein cœur de Séoul. Un coup médiatique réussi : les journalistes sont venus en masse couvrir cette manifestation fantôme.

« Ces hologrammes symbolisent la disparition du droit de réunion, ce qui est une tendance récente et très inquiétante, rapporte Tom Rainey Smith est coordinateur de l'ONG Amnesty International. En particulier dans l'endroit où nous nous trouvons, entre le siège de la présidence et la place de Gwanghwamun, les manifestations sont systématiquement interdites. Nous sommes donc ici pour souligner que ce droit de réunion est un droit fondamental, auquel [le gouvernement] oppose des forces policière démesurées. Manifester à travers des fantômes est vraiment une mesure de dernier recours. »

L'ONG a invité les Sud-Coréens à participer virtuellement en envoyant par internet des messages audiodiffusés lors de la manifestation. Si la Corée du Sud est l'un des démocraties les plus dynamiques d'Asie, les critiques de la présidente conservatrice Park Geun-hye accusent celle-ci de dérives de plus en plus autoritaires.

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