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Australie / Réfugiés

Australie: la politique migratoire musclée de Canberra à nouveau critiquée

Manifestation de soutien aux réfugiés devant les bureaux du département de l'immigration et de la protection des frontières, le 29 avril 2016, à Sydney.
Manifestation de soutien aux réfugiés devant les bureaux du département de l'immigration et de la protection des frontières, le 29 avril 2016, à Sydney. REUTERS/David Gray
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un ressortissant iranien est mort vendredi 29 avril à Brisbane en Australie. Il avait tenté de s'immoler par le feu il y a deux jours sur l'île de Nauru dans le Pacifique où il était retenu alors qu'il souhaitait trouver asile en Australie. Un drame qui met à nouveau à la Une la politique migratoire de Canberra, critiquée aussi bien par les défenseurs des droits de l'homme que par les Nations unies.

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Le décès d'Omid est « insensé et tragique » a déclaré la responsable de l'ONG Human Rights Watch (RHW) en Australie. Vingt-trois ans, marié, Omid avait fui l'Iran, il s'est retrouvé détenu pendant trois ans sur l'île de Nauru.

Après s'être immolé, mardi, il avait été transféré jeudi par avion à Brisbane en Australie, trop tardivement, selon une association de médecins volontaires.

C'est sur cette île de Nauru, entre autres, que l'Australie délocalise le traitement des migrants qui tentent de venir sur son sol. Ces derniers y sont détenus le temps que Canberra examine leur demande d'asile. Mais ceux qui obtiennent le statut de réfugié ne sont pas autorisés pour autant à se rendre en Australie.

L'Australie défend bec et ongle sa politique de refoulement systématique, qui permettrait d'éviter les traversées dangereuses. Une politique dans la tourmente : mercredi dernier la Cour suprême de Papouasie Nouvelle Guinée, autre pays de délocalisation, a jugé illégale la détention des migrants et demandé la fermeture de son centre. Le sort des 850 résidents est en suspens.

Avec par ailleurs les cas de mauvais traitements des migrants détenus sur les îles et les affaires de refoulement en mer sans examen des dossiers, Canberra semble faire peu de cas des conventions internationales qu'elle a ratifiées.

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