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Japon / Emploi et Travail

Le Japon veut payer les entreprises qui mettent leurs salariés au repos

Une rue du quartier de Shinjuku à Tokyo, le 19 avril 2016.
Une rue du quartier de Shinjuku à Tokyo, le 19 avril 2016. REUTERS/Thomas Peter
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Japon, le gouvernement veut payer les entreprises qui mettent leurs salariés au repos. Tokyo essaie de s'attaquer, une fois de plus, au surmenage qui plombe la productivité de la troisième économie du monde. 

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Avec notre correspondant à Tokyo,  Frédéric Charles

De nombreux salariés sont employés à ne rien faire. Un quart d’entre eux passe encore plus de 49 heures par semaine au bureau de peur d’être accusé de manquer de loyauté envers leur patron. Ce n’est pas une vie, dit le gouvernement.

La solution ? Inciter les entreprises à mettre leurs employés au repos. Celles qui parviendront à persuader leurs employés de réduire leur nombre de journées de travail bénéficieront d’une subvention publique.

Le nouveau système pourrait être introduit l’an prochain. Le montant de la récompense financière accordée aux entreprises dépendra du nombre d’heures de repos qu’elles parviendront à imposer à leurs salariés. L’opérateur de télécom KDDI force déjà ses salariés à faire une pause d’au moins 8 heures entre deux journées de travail.

→ A (RE)LIRE : Le Japon repousse l'âge du départ en retraite

Selon le journal Nikkei, cette mesure permettrait de réduire le nombre de décès par surmenage, car certains employés ne prennent aucune de leurs journées de repos rétribuées.

Mais ces obligations ne les rendent pas plus productifs pour autant. En termes de productivité, le Japon se classe au 20e rang parmi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et au dernier, parmi ceux du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada).
 

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