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Bangladesh

Le Bangladesh exécute le leader du principal parti islamiste

Motiur Rahman Nizami, leader du parti Jamaat-e-Islami, leader du parti Jamaat-e-Islami, ex-député et ex-ministre, ici, le 29 octobre 2014.
Motiur Rahman Nizami, leader du parti Jamaat-e-Islami, leader du parti Jamaat-e-Islami, ex-député et ex-ministre, ici, le 29 octobre 2014. STR / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Condamné en 2014 pour crimes de guerre, l’ancien ministre et chef du Jamaat-e-Islami, principal parti islamiste du pays, Motiur Rahman Nizami a été exécuté mardi 10 mai juste avant minuit, dans une prison de la capitale Dacca. Ancien député âgé de 73 ans, Motiur Rahman Nizami avait servi comme ministre dans le dernier mandat de Khaleda Zia lorsque celle-ci a été Premier ministre. Cette exécution intervient dans un climat tendu après les récents meurtres de militants et d’intellectuels dans le pays.

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Motiur Rahman Nizami a été pendu. Le chef du principal parti islamiste du pays n’a pas voulu demander la grâce présidentielle, qui impliquait la reconnaissance des crimes pour lesquels il avait été condamné.

Nizami avait été jugé coupable de meurtre, de viol et d’avoir planifié l’assassinat d’intellectuels et de médecins pendant la guerre d’indépendance de 1971. Il a été condamné à mort par un tribunal mis en place par le gouvernement et très critiqué par les organisations de défense de droits de l’homme. Human Rights Watch avait demandé à ce que son exécution soit suspendue et dénoncé un procès contraire et justice équitable.

Les observateurs redoutent maintenant une montée de violence dans le pays. En 2013, après l’exécution de plusieurs autres dirigeants du même parti islamiste, des affrontements avec la police avaient causé la mort de 500 personnes.

Le Bangladesh est déjà sous tension. Ces dernières semaines, six personnes, dont des défenseurs de la laïcité, ont été tuées à coups de machettes. Des attaques pour la plupart revendiquées par l’organisation Etat islamique et al-Qaïda mais le gouvernement bangladais tient Jamaat-e-Islami pour responsable. Accusation réfutée par le parti islamiste.

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