Chine

Le numéro 3 chinois finit sa visite officielle à Hong Kong

Zhang Dejiang, le numéro trois du régime chinois, à son arrivée à Hong Kong, le 17 mai 2016.
Zhang Dejiang, le numéro trois du régime chinois, à son arrivée à Hong Kong, le 17 mai 2016. Reuters

Le n°3 chinois, plus haut émissaire de Pékin envoyé à Hong Kong depuis 4 ans, termine sa visite officielle jeudi 19 mai. Au cours du banquet donné en son honneur, mercredi soir, Zhang Dejiang s'est voulu rassurant pour la population de Hong Kong qui s'inquiète de son avenir et de l'échéance de 2047.

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« Les aspirations localistes ne sont pas incompatibles avec le patriotisme », a déclaré Zhang Dejiang, le président du parlement chinois, au cours du principal discours qu'il a donné à la fin de sa visite dite « d'apaisement » dans la région administrative spéciale de Hong Kong.

Autrement dit, on peut aimer sa région ou sa province et ses spécificités tout en étant loyal à la « mère patrie », la Grande Chine. Depuis quelques années, les Hongkongais se sentent menacés de « continentalisation », avec la perte de leur langue, le cantonais, au profit du mandarin, et la perte de leur style de vie. Ils appréhendent l'approche de 2047, date à laquelle le régime d'exception accordé à Hong Kong arrive à échéance.

Zhang s'est pourtant dit ouvert à toute proposition et à toute opinion dans le respect du principe « un pays, deux systèmes ». Il a, par ailleurs, insisté sur le fait que les appels à l'indépendance n'émanaient que d'un nombre extrêmement faible de Hongkongais.

Jeudi matin, les trois leaders du nouveau parti Demosisto ont tenté une embuscade du convoi officiel à l'entrée d'un tunnel pour, selon leurs propres déclarations, faire entendre leur droit à l'auto-détermination et exprimer la colère des Hongkongais face à l'ingérence du gouvernement chinois dans les affaires de Hong Kong.

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