Japon / Etats-Unis

Visite à Hiroshima: un exercice d'équilibriste pour Barack Obama

Le président américain Barack Obama et le Premier ministre japonais Shinzo Abe, sur le pont d'Ujibashi, dans la ville d'Ise, le 26 mai 2016, jour du sommet du G7.
Le président américain Barack Obama et le Premier ministre japonais Shinzo Abe, sur le pont d'Ujibashi, dans la ville d'Ise, le 26 mai 2016, jour du sommet du G7. REUTERS/Toru Hanai

Le président américain Barack Obama est arrivé ce mercredi 25 mai au Japon pour un sommet du G7 à Ise-Shima, dans le centre du pays. Le président américain se rendra ensuite ce vendredi à Hiroshima, ville ciblée par une bombe atomique larguée par les Etats-Unis en 1945. Une première pour un dirigeant américain en exercice.

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Avec notre envoyé spécial à Hiroshima,  Frédéric Charles

Si tous les détails de la visite de Barack Obama à Hiroshima font toujours l’objet de négociations entre les deux gouvernements, c’est parce qu’elles réveillent une mémoire douloureuse chez les deux anciens ennemis, devenus aujourd’hui deux alliés extrêmement proches.

→ A (RE)LIRE : Obama à Hiroshima: pas d'excuses officielles des Etats-Unis

Le président américain avait déjà dit qu’il ne présenterait pas d’excuses pour les deux bombes atomiques américaines d’Hiroshima et de Nagasaki. Un ancien maire de Nagasaki a qualifié le bombardement de sa ville de « crime contre l’humanité ». Mais il a mis aussi en cause la responsabilité de l’empereur Hirohito dans la guerre.

Trouver le juste équilibre

La visite de Barack Obama à Hiroshima est un exercice d’équilibriste. Les survivants de la bombe assisteront à la cérémonie de dépôts de gerbes de fleurs devant le cénotaphe. Mais seront aussi présents d’anciens prisonniers de guerre américains au Japon.

→ A (RE)ECOUTER : Japon/USA: visite historique de Barack Obama fin mai à Hiroshima

La Corée du Sud, elle, demande à Barack Obama de se recueillir devant le monument érigé à la mémoire des 50 000 Coréens, enrôlés de force dans l’armée japonaise, ou contraints de travailler dans les usines d’armement de la ville, et qui subirent eux aussi le feu nucléaire.

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