Allemagne / Chine

En Chine, Merkel plaide pour une meilleure réciprocité commerciale

Angela Merkel était à l'académie de sciences à Pékin, ce dimanche 12 juin avant de se rendre à Nanjing.
Angela Merkel était à l'académie de sciences à Pékin, ce dimanche 12 juin avant de se rendre à Nanjing. REUTERS/Kim Kyung-Hoon

La chancelière allemande est en Chine depuis ce dimanche pour participer aux quatrièmes consultations gouvernementales germano-chinoises. Des discussions qui ont débuté dans une atmosphère plus tendue que dans le passé. Angela Merkel a évoqué le nécessaire respect de l'Etat de droit et critiqué les difficultés faites aux ONG. La chancelière a aussi évoqué un dossier sensible et qui suscite des discussions en Allemagne, à savoir la volonté d'un investisseur chinois de reprendre la PME Kuka, spécialiste en robotique, un secteur économique stratégique en Allemagne.

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Avec notre correspondant à Berlin,  Pascal Thibaut

« Personne n'a intérêt à ce que des guerres commerciales d'ampleur soient déclenchées. Pour les éviter, nous devons parler ouvertement des problèmes existants ». A l'université de Nanjing, Angela Merkel a évoqué le rachat discuté du fabricant allemand de robots Kuka par la société chinoise Midea, ouvertement critiqué par le vice-chancelier et ministre de l'Economie Sigmar Gabriel.

Angela Merkel a plaidé sur place pour une meilleure réciprocité, en clair, pour une plus grande ouverture du marché chinois pour les étrangers. Trente-six entreprises allemandes ont été reprises par des sociétés chinoises l'an dernier. Leurs investissements ont triplé depuis le début de la décennie.

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Le rachat de firmes en difficulté à nouveau en bonne santé a donné une bonne image à ces opérations dans les milieux industriels et syndicaux. Mais leur montée en puissance et les investissements dans des secteurs stratégiques comme la robotique suscitent des craintes en Allemagne.

Les efforts du gouvernement allemand pour trouver un repreneur national de Kuka n'ont pour l'instant pas abouti.

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