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Ouzbékistan

Interrogations sur l’état de santé du président ouzbek Islam Karimov

Le président ouzbek Islam Karimov, en 2013 à Moscou.
Le président ouzbek Islam Karimov, en 2013 à Moscou. REUTERS/Grigory Dukor/File Photo
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L’état de santé d'Islam Karimov, président de l'Ouzbékistan depuis 1989, suscite de nombreuses questions. Placé samedi en réanimation à la suite d’une hémorragie cérébrale, le chef de l’Etat serait en voie de « guérison », selon sa fille cadette. Une annonce loin de rassurer dans un pays tenu d’une main de fer par le clan Karimov depuis l'ère soviétique.

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Coma le samedi, « guérison » le jeudi, difficile de savoir comment se porte le chef de l’Etat ouzbek. A Tachkent, la capitale de cette ancienne république soviétique, indépendante depuis 1991, des festivités organisées pour le 25e anniversaire de l’indépendance ce jeudi 1er septembre ont été annulées, notamment un concert auquel assistent chaque année diplomates et hauts responsables du gouvernement.

Officiellement, l’annulation de certaines festivités n’a rien à voir avec l’état de santé du président Karimov, 78 ans. Le feu d’artifice prévu en soirée n’aura pas lieu, officiellement en raison d’un match de l’équipe nationale de football contre la Syrie organisé le même jour, comme l'expliquent les autorités.

Crainte d’un « bouquet final » oblige, autrement dit d'un décès qui plongerait le pays dans l’incertitude, la confusion règne sur les réseaux sociaux comme dans les médias d’Etat. Mercredi, la présidence envoyait donc un message écrit de la main du président, se félicitant du « bon chemin » pris par le pays depuis son accession au pouvoir puis la création de la République d'Ouzbékistan.

Mais le soir même, c’est un présentateur de la chaîne nationale qui a lu le traditionnel discours présidentiel, contribuant à relancer les rumeurs. Depuis Paris où elle réside, la fille cadette du chef de l'Etat, Lola Karimova-Tilliaïeva, a alors annoncé samedi le placement en réanimation de son père suite à une hémorragie cérébrale, alors que la télévision nationale poursuivait ses programmes sur « la préservation des tomates en jarre ».

La fille cadette d’Islam Karimov, qui occupe la fonction d'ambassadrice de son pays à l'Unesco, parle donc désormais de « guérison ». Aucune information en revanche n’a filtré du côté des médecins russes, dépêchés du prestigieux Institut Bourdenko de neurochirurgie de Moscou et chargés de remettre sur pied le leader ouzbek.

→ À relire : Retour sur le massacre d'Andijan, dix ans après

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