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Corée du Sud

La présidente sud-coréenne accusée d'être sous l'emprise d'un «oracle chamane»

Affaire Choi Soon-sil: la présidente sud-coréenne Park Geun-hye présente ses excuses devant la presse, le 25 octobre 2016 à Séoul.
Affaire Choi Soon-sil: la présidente sud-coréenne Park Geun-hye présente ses excuses devant la presse, le 25 octobre 2016 à Séoul. Baek Seung-ryeol/Yonhap via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Park Geun-hye affronte l’un des pires scandales politiques de l’histoire de la jeune démocratie de Corée du Sud. La présidente est accusée d’être manipulée par une mystérieuse éminence grise, une femme qui semble avoir eu une influence considérable sur les affaires de l’Etat. Cette conseillère, Choi Soon-sil, est la fille du dirigeant d'une secte. Accusée de détournements de fonds et d’avoir utilisé ses liens avec la présidente pour soutirer des dons aux entreprises, elle a pris la fuite en Allemagne.

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Avec notre correspondant à Séoul,  Frédéric Ojardias

Elle est surnommée la « Raspoutine coréenne ». Selon les révélations de la presse, Choi Soon-sil, 60 ans, recevait chaque jour des piles de dossiers confidentiels, réécrivait les discours de la présidente Park Geun-hye et influençait ses décisions, y compris sa politique à l’égard de la Corée du Nord.

Or, cette conseillère de l’ombre n’a ni mandat ni fonction officielle. Elle est la fille du gourou d’une secte, qui a été le « mentor » de Park Geun-hye pendant sa jeunesse. L’homme prétendait pouvoir communiquer avec la mère assassinée de la présidente.

Contrainte de s'exprimer et de s'excuser, la présidente tâche de relativiser

Choi Soon-sil semble être elle aussi « une oracle chamane », déclare - effaré - Woo Sang-ho, président du groupe parlementaire du principal parti d'opposition, le Minjoo, qui s’interroge sur l’influence de ces « prophéties » sur la politique du pays. Choo Mi-ae, présidente de ce même parti, a elle qualifié la Corée du Sud de « terrifiante théocratie ».

Lors d’excuses télévisées ambiguës, Park Geun-hye a seulement reconnu consulter à l’occasion sa confidente. Ce qui n’a convaincu personne. Associations civiques et étudiantes exigent sa démission. Des députés de son propre camp se désolidarisent et demandent une enquête. Sur Internet, le mot impeachment est en tête des moteurs de recherche.

→ Lire aussi : Une présidente sous influence en Corée du Sud (RFI blogs)

La présidente Park Geun-hye, présentée comme la marionnette de Choi Soon-sil sur ce photomontage visible dans une rue de Séoul le 27 octobre 2016.
La présidente Park Geun-hye, présentée comme la marionnette de Choi Soon-sil sur ce photomontage visible dans une rue de Séoul le 27 octobre 2016. REUTERS/Kim Hong-Ji

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