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Inde

L’Inde déstabilisée après l’invalidation des billets de 500 et 1000 roupies

La police encadre les personnes qui font la queue pour échanger et retirer des billets de banque, à Old Delhi, le 11 novembre.
La police encadre les personnes qui font la queue pour échanger et retirer des billets de banque, à Old Delhi, le 11 novembre. REUTERS/Cathal McNaughton
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Depuis mercredi 9 novembre, les Indiens sont lancés dans une course aux nouveaux billets. Dans une annonce surprise, le Premier ministre Narendra Modi a déclaré mardi soir que les plus grosses coupures de 500 et 1 000 roupies étaient déclarées non valides et devaient être échangées par de nouveaux billets. Une mesure prise dans le but de lutter contre l’énorme économie parallèle et l’évasion fiscale. De ce fait, plus de 23 milliards de billets doivent être désormais échangés. Cela crée un vrai chaos dans le pays, dont l’économie est encore largement basée sur l'argent liquide.

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Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

Une queue d’une cinquantaine de personnes s’allonge sur le trottoir de Defence Colony, au sud de New Delhi. Ce sont des gardes de sécurité, des cuisiniers ou des domestiques, qui n’ont souvent pas de carte bancaire et ont donc besoin d’échanger le peu de liquide qu’ils ont chez eux.

Sumit est serveur dans un restaurant. Il a pris une journée de congés pour venir. Cela fait quatre heures qu’il attend, et le comptoir est encore loin. Il déclare : « Je n’ai plus d’argent et j’en ai besoin pour acheter à manger pour ma famille. Je vais devoir encore attendre plusieurs heures. Mais je n’ai pas le choix, les distributeurs ne fonctionnent pas. »

L’économie parallèle représenterait 20% du PIB du pays

Chaque personne ne peut échanger que 4 000 roupies, soit 55 euros, pendant cette période de transition. Et retirer 2 000 roupies par jour dans les distributeurs. Mais très peu de ces machines sont opérationnelles car les banques n’ont pas encore reçu les nouveaux billets.

L’économie indienne de base, qui fonctionne surtout en liquide, est donc déstabilisée. Le gouvernement espère toutefois que cela obligera les personnes qui cachent d’importantes sommes en liquide à les déclarer et payer des impôts dessus.

Ceci pourrait rapporter gros : on estime que l’économie parallèle en Inde est équivalente à 20% du PIB du pays, soit environ 400 milliards d’euros.

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