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Malaisie / Manifestations

Malaisie: les manifestants veulent un gouvernement «propre»

A Kuala Lumpur, ce manifestant brandit une affichette anti Najib Razak, ce 19 novembre 2016.
A Kuala Lumpur, ce manifestant brandit une affichette anti Najib Razak, ce 19 novembre 2016. REUTERS/Edgar Su
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues ce samedi 19 novembre 2016 dans les rues de Kuala Lumpur pour demander une nouvelle fois la démission de leur Premier ministre comme ils l'avaient déjà fait il y a un an et demi, en août 2015. Najib Razak est soupçonné d’avoir détourné 900 millions d’euros d’un fond souverain qu’il avait créé peu après son arrivée au pouvoir, en 2009. Les manifestations se sont déroulées sans incidents.

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Les « chemises rouges », qui soutiennent Najib Razak, avaient menacé de s’en prendre aux manifestants, mais elles ne se sont finalement mobilisées qu’en petit nombre et se sont rapidement dispersées. Et puis les autorités avaient fait arrêter hier le chef du mouvement qui organise ces manifestations, le mouvement Bersih, « Propre » en malais.

Une coalition d’ONG et d’associations qui depuis des années demande une réforme électorale, et se concentrent depuis deux ans sur ce scandale de détournement de fonds. « Nous voulons un gouvernement propre, nous voulons des élections libres », c’est ce que clamaient les manifestants dans les rues de Kuala Lumpur. Des manifestants qui n'ont pu se rendre sur la place de l’Indépendance, fermée par les forces de l’ordre qui quadrillent la ville ce samedi.

La Malaisie, « contrôlée par des voleurs »

Ce qui n’a pas empêché manifestants et dirigeants de l’opposition de prendre la parole pendant deux heures devant environ 20 000 manifestants. L’ancien Premier ministre, Mahathir Mohamad, 91 ans, en a profité pour demander à la foule qu’elle continue ses efforts pour pousser Najib Razak vers la sortie, estimant que la Malaisie est « contrôlée par des voleurs ».

Najib Razak avait, encore hier, qualifié ces manifestations de tentative « honteuse » de destituer un gouvernement démocratiquement élu. L'an dernier, le Premier ministre avait limogé le vice-Premier ministre qui demandait plus de transparence, et remercié le procureur général qui enquêtait sur d'éventuelle malversations.

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