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Afghanistan

Afghanistan: un restaurant pour aider les femmes victimes de violences

L'Etat afghan a lancé jeudi 24 novembre une campagne contre les violences envers les femmes (Photo d'illustration).
L'Etat afghan a lancé jeudi 24 novembre une campagne contre les violences envers les femmes (Photo d'illustration). Paula Bronstein/Getty Images
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Ce vendredi 25 novembre est dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes. En Afghanistan, 4 000 cas de violences conjugales ont été enregistrés ces neuf derniers mois. Un chiffre largement en-deçà de la réalité puisqu'il ne tient compte que des cas qui ont fait l'objet de plainte ou de signalement. L'Etat a lancé jeudi une campagne contre la violence envers les femmes. Certaines organisations luttent depuis des décennies pour leur protection. C'est le cas de l'Afghan Women Skills Development Center. L'une de ses militantes Mary Akrami a ouvert à Kaboul il y a trois mois un restaurant tenu par des femmes victimes de violences.

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Avec notre correspondante à Kaboul,  Sonia Ghezali

Mantou, kabouli, pilau et autres plats typiques afghans mijotent en cuisine. Aux fourneaux, Adala, Soraya, Nuria, emportées par le rire entraînant d'Honey, 19 ans, venue d'Hérat, près de la frontière iranienne où elle était réfugiée. « J'avais 10 ans quand mon père m'a vendue. Lorsque ma mère était en vie, on avait une belle vie. Mais après sa mort, mon père a commencé à avoir mal à la tête et à prendre de la drogue. Il a perdu son commerce et c'est là qu'il m'a vendue à l'un de ses amis », témoigne-t-elle.

A 14 ans et demi, Honey prend la fuite et trouve refuge dans un abri pour femmes géré par l'association de Mary Akrami, l'Afghan Women Skills Development Center (AWSDC). C'est elle qui a ouvert ce restaurant à Kaboul. « Ce qui compte pour moi, c'est de donner du travail à ces femmes, parce qu'elles sont des victimes et en tant que résidentes du refuge pour femmes, il leur est difficile de sortir en toute sécurité. Ce restaurant est leur seul moyen de réintégrer la société, de gagner de l'argent et d'avoir confiance en elles », explique-t-elle.

L'association les accompagne jusqu'au restaurant et les ramène le soir au refuge où elles sont prises en charge. Elles reçoivent environ 100 dollars de salaire par mois pour un temps complet, soit la moitié du salaire moyen en Afghanistan. Il y a trois mois, Nuria a donc reçu le premier salaire de sa vie. « Je n'ai pas eu la chance d'étudier, mais j'adore cuisiner », raconte-t-elle.

La jeune femme âgée de 21 ans a fui son époux et sa première épouse qui la battaient. Pour sa sécurité, elle a dû fuir. Devenir indépendante, c'est ce qu'elle souhaite comme les 24 autres femmes qui travaillent ici.

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