Accéder au contenu principal
Birmanie

Viols, tortures, massacres: les Rohingyas fuient la Birmanie

Une réfugiée rohingya et sa petite-fille dans un camp à Ukhyia, dans le district de Bazar, le 25 novembre 2016.
Une réfugiée rohingya et sa petite-fille dans un camp à Ukhyia, dans le district de Bazar, le 25 novembre 2016. MUNIR UZ ZAMAN / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Près de 30 000 déplacés, des accusations d'exécutions extrajudiciaires et de tortures... En Birmanie, l'Etat de l'Arakan est à feu et à sang suite à l’offensive de l'armée birmane à la frontière du Bangladesh, officiellement pour arrêter de prétendus assaillants islamistes. Les Nations unies et Amnesty International accusent les militaires birmans de représailles contre la minorité rohingya. Cette crise affaiblit le gouvernement d'Aung San Suu Kyi, aux affaires depuis avril 2016.

Publicité

Avec notre correspondant à Rangoon,  Rémy Favre

Il s'agit « d'un nettoyage ethnique » selon un représentant des Nations unies qui a utilisé l'expression pour décrire les opérations militaires dans l'Arakan. Il détaille ses accusations : meurtres, massacres d'enfants, viols, pillages...

Depuis un mois, la situation se dégrade dans l'Arakan. Les témoignages de réfugiés sont de plus en plus précis, concordants et accablants. Ainsi, l'armée birmane pousserait des milliers de Rohingyas musulmans à fuir vers le Bangladesh.

Colporter de fausses nouvelles

A chaque fois, le gouvernement d'Aung San Suu Kyi a répondu de la même manière : il a nié les allégations, accusé les ONG et la presse de colporter de fausses nouvelles. Il assure par ailleurs qu'il gère la crise dans le respect de l'état de droit. Plus de cent suspects ont été tués par l'armée, certains sont morts en détention. Les Nations unies réclament une enquête indépendante.

Dans l'Arakan, 150 000 personnes dépendent de rations alimentaires distribuées habituellement par les Nations unies et les ONG. Elles ne les reçoivent plus depuis un mois et demi et 3 000 enfants qui souffrent de malnutrition risquent de mourir, prévient l'ONU. Le gouvernement birman et l'armée empêchent les personnels humanitaires d'accéder librement à l'Etat de l'Arakan.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.