Hong-Kong

Hong Kong: la Chine resserre son étau sur les élus pro-démocratie

Le juriste et démocrate hongkongais Nathan Law, à Hong Kong, le 29 novembre 2016.
Le juriste et démocrate hongkongais Nathan Law, à Hong Kong, le 29 novembre 2016. REUTERS/Bobby Yip

A Hong Kong, le gouvernement tente d’exclure des rangs des députés quatre élus pro-démocratie. Mercredi, le Legco, l’équivalent hongkongais de l’Assemblée nationale, avait déjà perdu deux de ses membres, accusés d’avoir prêté serment de manière incorrecte.

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En lisant le texte, Baggio Leung et Yau Wai-ching s’étaient drapés dans des drapeaux proclamant « Hong Kong n’est pas la Chine », et avaient prononcé China « Chee-na », une variation d’un terme insultant utilisé par les Japonais pendant la guerre. Ils ont perdu leur appel mercredi, et ne seront pas députés. Les deux hommes demandent que Hong Kong soit totalement indépendant de la Chine continentale.

Ce n’est pas le cas des quatre députés pro-démocratie auxquels s’attaque maintenant le gouvernement, même si deux d’entre eux demandent l’auto-détermination. Là encore, le chef de l’exécutif et le ministre de la Justice leur reprochent d’avoir mal prononcé leur serment : le plus connu d’entre eux, Nathan Law, avait changé l’intonation sur « République » dans « République populaire de Chine », donnant l’impression qu’il s’interrogeait sur le fait qu’il s’agisse bien d’une république. Un autre avait ajouté qu’il se battrait pour le suffrage universel. Un autre avait ouvert un parapluie jaune en référence à la « révolte des parapluies » qui il y a deux ans demandait plus de démocratie.

Leurs serments avaient été acceptés, mais le gouvernement les remet en cause aujourd’hui. Pour Nathan Law, il s’agit d’un « coup porté à toutes les forces démocratiques », alors qu’augmentent les craintes que Pékin s’immisce de plus en plus dans la politique hongkongaise et abandonne sa promesse : « un pays deux systèmes ».

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