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Chine

Chine: la première assemblée de l'Eglise officielle depuis six ans

Des chrétiens chinois célèbrent Noël dans une église catholique de Pékin, le 25 décembre 2012 (photo d'illustration).
Des chrétiens chinois célèbrent Noël dans une église catholique de Pékin, le 25 décembre 2012 (photo d'illustration). AFP PHOTO / WANG ZHAO
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En froid depuis 1951, le Vatican et la Chine sont actuellement en discussion pour trouver un compromis sur leur traditionnelle pomme de discorde : la nomination des évêques. En signe de bonne volonté, l’église catholique officielle de Chine organise cette semaine sa première réunion depuis six ans. Une assemblée des représentants catholiques qui sera scrutée de très près par le Saint-Siège en plein processus de rapprochement avec la Chine.

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« Nous voulons sincèrement améliorer nos relations avec le Vatican et faisons sans relâche des efforts dans ce sens », a assuré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hua Chunying.

Le Vatican et la Chine, qui n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1951, négocient actuellement un rapprochement historique. La douzaine de millions de catholiques chinois est divisée entre une « Association patriotique », dont le clergé est choisi par le Parti communiste, et une Eglise non officielle, dont les évêques nommés par Rome sont tolérés, mais pas reconnus par Pékin. Après 65 ans, Pékin et le Vatican seraient proches d’un compromis sur la nomination du clergé, relate notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt. Cependant, Wang Yiwei, directeur des études européennes à l’université du Peuple, en est convaincu : la Chine gardera le contrôle de la pratique religieuse et se préservera de toute ingérence du pape.

« Modèle vietnamien »

« La Chine insiste depuis longtemps sur la liberté du culte, mais aussi sur sa propre souveraineté. C’était important d’ouvrir le dialogue avec le Vatican. Rome accepte désormais le modèle vietnamien, c'est-à-dire qu’en façade le Vatican nomme les évêques, mais de fait c’est la Chine qui décide », explique-t-il.

Lors de la précédente assemblée des représentants catholiques en 2010, des évêques nommés par Rome, mais non reconnus par le régime communiste, avaient été physiquement contraints d'y participer alors que le Vatican leur avait interdit, rapporte le site spécialisé Eglises d'Asie.

Six ans plus tard, le ton a donc changé. Pendant que le Vatican négocie son rapprochement avec Pékin, les 7 millions de membres de l’église catholique clandestine, qui ont toujours refusé la tutelle du Parti communiste, ont dû célébrer Noël en secret, comme dans le Guangdong, où 300 croyants se sont réunis dans le sous-sol d’une usine. Ces croyants craignent qu’un accord entre Rome et Pékin les empêche de vivre leur foi comme ils l’entendent.

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