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Chine

[Reportage] Chine: les catholiques prient pour les relations sino-vaticanes

Des fidèles catholiques prient lors de la messe de Noël, le 24 décembre à Taiyuan, dans le nord de la province de Shanxi, en Chine.
Des fidèles catholiques prient lors de la messe de Noël, le 24 décembre à Taiyuan, dans le nord de la province de Shanxi, en Chine. REUTERS/Jason Lee
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A Pékin, 365 représentants de l’Eglise catholique sont réunis, ce mercredi 28 décembre, pour leur neuvième Assemblée. Mais ils sont loin de représenter toute la communauté des catholiques de Chine, car dans ce pays, l’Eglise est divisée en deux courants : une Association Patriotique dont le clergé est choisi par le Parti communiste et une église non officielle, car elle se dit fidèle au Vatican. Le pape François souhaite réunir ces deux courants et a entamé des négociations avec Pékin pour rétablir le dialogue rompu depuis 1951. Reportage dans l’une des églises contrôlées par l’Etat dans le sud de la capitale.

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Avec notre correspondante à PékinHeike Schmidt

Une centaine de fidèles s’agenouille devant l’Enfant Jésus blotti dans sa crèche.
Le curé, en soutane rouge vif comme le drapeau du Parti communiste, célèbre la première messe, sous bonne garde d’une dizaine de caméras de surveillance. Ces jours-ci, monsieur Zhang prie aussi pour une issue positive au dialogue entre le Saint-Siège et le gouvernement chinois.

« J’espère que le Vatican et la Chine renoueront des relations diplomatiques et mettront un terme à leurs hostilités. Nos politiques ont toujours empêché le développement du catholicisme, mais je sens qu’il y a un changement », estime-t-il.

Madame Li, membre également de l’Eglise patriotique reconnue par l’Etat, a ce même espoir, que la Chine communiste cesse enfin de craindre ses 12 millions de catholiques. « Pendant la révolution culturelle, le parti comprenait mal le catholicisme. Il devrait faire confiance aux catholiques, nous ne ferons pas de politique », déclare-t-elle.

Fidélité au Parti communiste

Pékin exige de chaque croyant d’être d’abord fidèle au Parti communiste, mais une autre fidèle, madame Wang en fait peu de cas. « Nous appartenons à l’Eglise ; or le gouvernement nous force à devenir membres de son Association Patriotique. Dans mon cœur, le pape sera toujours ma plus haute autorité. La croyance est notre droit, et personne ne nous en privera », explique-t-elle. 

Pourtant, le directeur de l’administration religieuse vient de le rappeler : l’Eglise catholique de Chine doit suivre la ligne du parti, avec le président Xi Jinping comme son « noyau dur ».

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