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Birmanie: le gouvernement se saisit timidement du drame des Rohingyas

De jeunes Rohingyas photographiés dans le camp de Sittwe, en Birmanie, le 20 mai 2015.
De jeunes Rohingyas photographiés dans le camp de Sittwe, en Birmanie, le 20 mai 2015. REUTERS/Soe Zeya Tun
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Naypyidaw annonce l’ouverture d’une enquête après la diffusion ce week-end sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des policiers en train de frapper des Rohingyas, minorité musulmane détestée par la majorité bouddhiste du pays. De nombreuses vidéos du même type avaient déjà circulé, mais c’est la première fois que le gouvernement reconnaît de possibles exactions dans l’ouest de la Birmanie.

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Sur cette vidéo, on voit des policiers frapper à coups de poings et de pieds un homme placé à côté de dizaines d’autres villageois, assis par terre, mains sur la tête. Elle aurait été filmée par un officier lors d’une opération de déminage dans le village de Kotankauk, le 5 novembre. Le gouvernement birman annonce l’ouverture d’une enquête ; il affirme aussi avoir arrêté quatre policiers dont l’officier qui a enregistré la scène.
Cela fait deux mois que les forces de sécurité birmanes ont lancé une opération d’ampleur dans l’Etat d’Arakan, à l’ouest du pays : ils affirment traquer des militants après l’attaque de postes-frontière en novembre dernier. Depuis, 50 000 Rohingyas ont dû traverser la frontière vers le Bangladesh pour fuir les exactions supposées de l’armée : meurtres, viols, incendies de villages.

Jusqu’ici le gouvernement rejetait tout en bloc, affirmant que la situation était « sous contrôle ». Mais la semaine dernière plus d’une douzaine de lauréats du Prix Nobel ont envoyé une lettre ouverte au Conseil de sécurité des Nations unies, demandant une intervention et parlant de « nettoyage ethnique » et de «crimes contre l’humanité».

Les critiques se sont multipliées ces dernières semaines contre une autre Prix Nobel, Aung San Suu Kyi, qui dirige le pays depuis les dernières élections, et qui est accusée de ne pas faire assez pour aider les Rohingyas.

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