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Hong-Kong/Elections

Hong Kong: Carrie Lam désignée nouveau chef de l'exécutif

A 59 ans, Carrie Lam, ici le 23 mars 2017, a été désignée nouveau chef de l'exécutif hongkongais.
A 59 ans, Carrie Lam, ici le 23 mars 2017, a été désignée nouveau chef de l'exécutif hongkongais. REUTERS/Tyrone Siu
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Hong Kong a choisi ce dimanche 26 mars son nouveau leader pour les cinq prochaines années. Ce furent des élections express puisque les bureaux de vote ne sont restés ouverts que pendant 2 heures, de 9 heures à 11 heures dimanche matin. Bien assez pour laisser le temps aux 1194 électeurs de voter. Malgré l’avance dans les sondages d’opinion de près de 30 points de son rival, John Tsang, c’est comme prévu Carrie Lam qui l’a emporté, conformément au souhait et aux consignes de Pékin. Un scrutin contesté sur le territoire semi-autonome.

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Avec notre correspondante à Hong Kong, Florence de Changy

Elue selon les résultats officiels avec 777 voix contre 365 à son principal rival, John Tsang, la nouvelle chef de l’exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, 59 ans, a gravi l’un après l’autre tous les paliers de l’administration hongkongaise qu’elle a rejoint en 1980. Fraîchement diplômée de la meilleure université de Hong Kong, la Hong Kong U, elle avait alors 22 ans et un petit passé de rebelle, ayant participé à quelques manifestations étudiantes dans les années 70.

Depuis elle est totalement rentrée dans le rang : ministre des Affaires sociales puis du Développement avant d’être nommée secrétaire en chef du gouvernement sortant de C.Y. Leung.

Si elle a beaucoup perdu de sa popularité au cours des cinq années passées aux côtés du très impopulaire C.Y. Leung, elle jouit malgré tout d’une réputation de grande professionnelle : efficace et déterminée, discrètement brillante et excellente oratrice.

Pur produit de l'administration hongkongaise

Coupe courte, lunettes, élégance sobre, c’est l’archétype de la femme de dossiers. Elevée dans les écoles catholiques de Hong Kong, elle est restée catholique pratiquante. Mariée à un professeur de mathématiques et mère de deux fils, elle a grandi à Wan Chai, l’un des quartiers populaires de l’île de Hong Kong dans les années 60. Elle ne fait donc pas partie de l’élite sociale qui contrôle une grande partie de l’économie.

Devancée par son rival John Tsang de plus de 30 points dans les sondages d’opinion, c’est quand même Carrie Lam qui l’a emporté suite au vote du comité électoral très restreint, avec 777 voix, contre 365 votes pour John Tsang. C’est là tout le charme du système Hongkongais où les sondages ne servent qu’à montrer à quel point le système électoral en place est décalé avec l’opinion de la population.

Clairement émue de sa victoire elle a promis que sa priorité serait de rassembler les Hongkongais. Elle s’est engagée à défendre le principe « Un pays deux systèmes » qui soutend les relations avec la Chine mais qui a été mis à mal à plusieurs reprises, ainsi que les valeurs chères à Hong Kong. Elle a notamment cité la liberté d’expression et l’indépendance de la justice.

Carrie Lam hérite d’une cité divisée et en colère, marquée par la montée du sentiment indépendantiste vis à vis de la Chine et une relative détérioration de l’économie. Elle est attendue sur tous les fronts.

L'élection du chef de l'exécutif de Hong Kong a été accompagnée de manifestations de militants pro-démocratie, héritiers de la «révolte des parapluies», qui réclament des élections au suffrage universel, Hong Kong le 26 mars 2017.
L'élection du chef de l'exécutif de Hong Kong a été accompagnée de manifestations de militants pro-démocratie, héritiers de la «révolte des parapluies», qui réclament des élections au suffrage universel, Hong Kong le 26 mars 2017. REUTERS/Tyrone Siu

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