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Hong Kong

«Révolte des parapluies»: la justice ne lâche pas les militants hongkongais

La « révolte des parapluies » avait paralysé Hong Kong et précipité des dizaines de milliers de personnes dans la rue pendant de longues semaines.
La « révolte des parapluies » avait paralysé Hong Kong et précipité des dizaines de milliers de personnes dans la rue pendant de longues semaines. REUTERS/Tyrone Siu
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A Hong Kong, au lendemain du scrutin qui a confirmé Carrie Lam comme future chef de l'exécutif, plusieurs militants de la « révolte des parapluies », le grand mouvement de désobéissance citoyenne de l'automne 2014, ont été informés par la police qu'ils allaient être inculpés pour leur participation aux manifestations qui avaient duré 79 jours.

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avec notre correspondante à Hong Kong, Florence de Changy

C'est une étrange et plutôt malheureuse coïncidence. Au lendemain même de l'élection très peu démocratique de la future chef de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, une dizaine de manifestants ayant eu des rôles plutôt leaders dans la « révolte des parapluies », ont été informés par les autorités qu'ils étaient inculpés pour « trouble de l'ordre public ».

La nouvelle est tombée ce lundi 27 mars, plus de deux ans après les faits reprochés, alors que Carrie Lam enchaînait les visites protocolaires auprès de l'actuel chef de l'exécutif, puis du garde des Sceaux.

« Quel message est-ce que le gouvernement essaye de faire passer en lançant ces inculpations au lendemain de l'élection du futur chef de l'exécutif ?, s'est interrogé l'un des trois parrains du mouvement, le professeur de sociologie, Chan Kin-man, qui fait partie des inculpés. Cela montre que le gouvernement n'a aucune intention d'apaiser les divisions. »

Pour Tanya Chan, députée du Parti civique, elle aussi inculpée, il s'agit plutôt d'un « baiser de la mort », une vengeance tardive, en somme, de l'actuel leader de l'exécutif, le très impopulaire C.Y. Leung. Il doit sans doute à cette crise, qu'il a particulièrement mal gérée, le fait que Pékin l'ait prié de ne pas se représenter pour un second mandat.

Carrie Lam prendra ses fonctions le 1er juillet prochain. Dès sa première prise de parole dimanche après-midi, elle s'est engagée à défendre l'indépendance de la justice.

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