Accéder au contenu principal
Philippines

Philippines: la guerre antidrogue dans le collimateur de l'ONU

Le président philippin Rodrigo Duterte au palais présidentiel à Manille le 28 avril 2017.
Le président philippin Rodrigo Duterte au palais présidentiel à Manille le 28 avril 2017. REUTERS/Erik De Castro
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Aux Philippines, le gouvernement de Rodrigo Duterte s'est réuni d'urgence après l'ultimatum lancé par la Commission des droits de l'homme de l'ONU. Il s'agit de répondre d'ici septembre à un rapport de cette commission dénonçant la guerre antidrogue qui a fait près de 9 000 morts dans l'archipel, selon le décompte des médias.

Publicité

Avec notre correspondante à Manille, Marianne Dardard

Concrètement, la Commission des droits de l'homme de l'ONU exige des Philippines trois choses. La première, c'est la levée des restrictions pour la venue du rapporteur spécial chargé d'enquêter sur les exécutions extrajudiciaires, que le gouvernement philippin est accusé d'encourager.

Les deux autres requêtes formulées par les Nations unies sont l'abandon du rétablissement de la peine de mort, déjà voté par les députés philippins, ainsi que le renoncement au projet d'abaisser l'âge de responsabilité pénale à 9 ans.

Près de 50 Etats se sont exprimés contre la guerre antidrogue jeudi dernier à la Commission des droits de l'homme des Nations unies.

De son côté, la Chine, nouvelle alliée des Philippines, a pris la défense de l'archipel, appelant à « respecter la souveraineté » du pays dans cette campagne. Jusqu'ici, Rodrigo Duterte a fait fi de toutes les critiques et l'ultimatum lancé par les Nations unies ne devrait pas infléchir sa politique.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.