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Philippines

Philippines: les pourparlers de paix avec la rébellion communiste suspendus

Les pourparlers entre les deux parties, qui se tiennent par intermittence depuis trente ans, ont été relancés par M. Duterte à son entrée en fonction en juin 2016.
Les pourparlers entre les deux parties, qui se tiennent par intermittence depuis trente ans, ont été relancés par M. Duterte à son entrée en fonction en juin 2016. MANMAN DEJETO / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le gouvernement philippin a suspendu ce samedi 27 mai les pourparlers de paix avec la rébellion communiste après que les rebelles ont décidé d'intensifier leurs attaques.

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Avec notre bureau à Bruxelles,

Initialement prévu jusqu’au 1er juin, ce cinquième cycle de pourparlers de paix entre le gouvernement philippin et les rebelles communistes n’aura duré que quelques minutes dans un grand hôtel de la cité balnéaire néerlandaise de Noordwijk. En effet, la délégation gouvernementale a fait savoir qu’il lui était impossible de siéger, alors que le Front démocratique national des Philippines, vitrine politique du mouvement communiste, vient d’en appeler à sa milice, la Nouvelle Armée du Peuple, afin qu’elle multiplie les coups de force contre les casernes et les commissariats du pays.

Du côté des rebelles, le motif de cette recrudescence de la violence est la proclamation récente de la loi martiale dans le gouvernorat de Mindanao, à la suite d’attaques menées, notamment à Marani, par les milices Abou-Sayyaf et Maute, récemment affiliées au groupe Etat islamique.

Les communistes protestent qu’ils n’y sont pour rien, et disent soupçonner un coup tordu de la part du président de la République Rodrigo Duterte, dont le ministre de la Défense confirme d’ailleurs que la Nouvelle armée du peuple fait tout autant partie de ses cibles que les milices islamistes.

Pour faire échec à celles-ci, les négociateurs communistes proposent une assez improbable union avec les forces gouvernementales. La négociation pourrait encore reprendre, mais, pour l’heure, rien ne paraît susceptible de suspendre une rébellion vieille de 47 ans et qui a fait plus de 40 000 morts.

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