Chine

Hong Kong: libération de trois policiers qui avaient passé à tabac un manifestant

Trois des sept policiers hongkongais poursuivis pour le passage à tabac, lors de arrivée au tribunal. Hong Kong, le 14 février 2017.
Trois des sept policiers hongkongais poursuivis pour le passage à tabac, lors de arrivée au tribunal. Hong Kong, le 14 février 2017. REUTERS/Bobby Yip

La cour d'appel de Hong Kong vient de libérer sous caution des policiers qui avaient passé à tabac un manifestant. En février dernier, la Haute Cour avait condamné à deux ans et trois ans de prison fermes les sept policiers.

Publicité

Avec notre correspondante à Hong Kong,  Florence de Changy

Lorsque le verdict de la Haute Cour était tombé, le syndicat de la police s'était dit « outré ». Les sept policiers qui ont roué de coups un manifestant à terre pendant le mouvement des parapluies, à l'automne 2014, étaient condamnés à deux ans de prison ferme. L'un des sept, qui avait par la suite giflé le manifestant, avait écopé d'un an de prison supplémentaire, soit la peine maximale de trois ans pour le chef d'accusation de coups et blessures.

On ne sait pas encore pour quels motifs la cour d'appel a accepté la demande de libération conditionnelle de trois des sept policiers condamnés. Mais cette information tombe alors que les tribunaux de Hong Kong sont encombrés de litiges à connotation politique, de manifestants prodémocratie ayant troublé l'ordre public au nom de leurs convictions ou même de députés menacés d'exclusion du Parlement pour avoir mal prêté serment.

Mercredi en fin de journée, un groupe de jeunes du parti d'opposition Demosisto s’est enchaîné à la grande sculpture symbolique de Hong Kong, une fleur de bauhinia dorée qu'ils avaient déjà enveloppée d'un drap noir il y a quelques jours.

À moins de 24 heures de l'arrivée du président chinois Xi Jinping pour célébrer le 20e anniversaire de la rétrocession de l’ancienne colonie britannique à la Chine, la police est sur les dents. Les acteurs de cette nouvelle initiative, qui sont en liberté conditionnelle pour d'autres délits, risquent désormais non seulement les tribunaux, mais presque certainement la prison.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail