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Philippines

Philippines: les hommages appuyés du président Duterte au dictateur Marcos

Le président philippin Rodrigo Duterte, le 28 août 2017 devant la tombe du Soldat inconnu.
Le président philippin Rodrigo Duterte, le 28 août 2017 devant la tombe du Soldat inconnu. Malacanang Presidential Palace/Handout via Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le président Duterte tresse des lauriers à son prédécesseur Ferdinand Marcos. Il avait pourtant été chassé du pouvoir par la révolution du peuple il y a plus de trente ans, et l'ONG anticorruption Transparency International le considère comme le deuxième dictateur le plus cupide de l'histoire. Mais à l'occasion du centenaire de la naissance du défunt numéro un philippin, ce lundi 11 septembre 2017, l'actuel président de l'archipel a décrété un jour férié dans la région natale de son aîné.

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Avec notre correspondante à Manille,  Marianne Dardard

Souffler le froid et le chaud, surtout le chaud, sur l'héritage controversé de feu le président Ferdinand Marcos. L'actuel chef de l'Etat philippin, Rodrigo Duterte - mondialement connu pour ses déclarations et sa politique fracassantes -, est passé depuis longtemps maître à ce petit jeu.

Selon l'homme fort de Manille, Ferdinand Marcos était pour les habitants de sa région natale, dans le nord des Philippines, « le meilleur président que le pays ait connu ». « Pourquoi le remettre en cause ? », s'interroge Rodrigo Duterte.

Un adepte de la loi martiale, comme lui

Quelques jours plus tôt, le président avait également laissé entendre que la famille Marcos, toujours installée dans la vie politique, serait prête à rendre, en échange de « l'immunité », une partie de sa fortune volée à l'époque dans les caisses de l'Etat, y compris « quelques barres d'or ». Ce qu'a toujours nié le clan.

Il y a trois mois, enfin, face à la menace terroriste, Rodrigo Duterte ordonnait dans tout le sud du pays la loi martiale, qu'il promettait aussi « terrible » que sous la dictature de Ferdinand Marcos. Aujourd'hui, Rodrigo Duterte assure néanmoins qu'il n'y a aucun abus sous sa loi martiale.

→ Lire aussi : Plongée dans la guerre contre la drogue du président Duterte

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