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Hong Kong / Droits de l'homme

Hong Kong refoule un défenseur des droits de l'homme britannique

Vue de l'île de Hong Kong, région administrative spéciale de la République populaire de Chine.
Vue de l'île de Hong Kong, région administrative spéciale de la République populaire de Chine. Chensiyuan/CC/Wikimedia Commons
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le militant britannique des droits de l’homme, Benedict Rogers a été refoulé à la frontière de Hong Kong ce mercredi 11 octobre, alors qu’il arrivait à titre privé. Il n’a pas non plus été autorisé à voir son avocat Albert Ho qui s’était rendu à l’aéroport. Il a simplement été remis directement sur un vol retour vers Bangkok puis Londres.Cette décision a surpris et choqué dans l’ancienne colonie britannique car si certains dissidents chinois sont régulièrement interdits à Hong Kong, c’est beaucoup plus rare pour les Occidentaux.

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Avec notre correspondante à Hong Kong, Florence de Changy

« Si c’est la Chine qui est à présent aux commandes de l’immigration de Hong Kong, cela veut dire que l’idée de “Hong Kong gouverné par les Hongkongais” est bel et bien morte » a indiqué Benedict Rogers, peu après avoir été refoulé à la douane de Hong Kong, mercredi 11 octobre en début d’après-midi.

Président de la commission des droits de l’homme du parti conservateur, Rogers est un fervent défenseur du mouvement démocratique à Hong Kong. Il a habité à Hong Kong par le passé et venait sans engagement professionnel. Rogers a expliqué avoir été prévenu de manière indirecte par l’ambassade de Chine à Londres qu’il ne serait pas admis à Hong Kong. Les autorités craignaient, a-t-il-dit, qu’il ne cherche à rendre visite en prison aux trois jeunes leaders étudiants du mouvement pacifique des parapluies.

Le parti d’opposition Demosisto dont deux membres sont en prison a dénoncé cette nouvelle ingérence totalitaire de la Chine. Le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, a exprimé son inquiétude et a indiqué que le gouvernement allait demander des explications urgentes à Hong Kong et à Pékin.

Interrogée sur cette affaire lors de la conférence de presse qu’elle a donnée mercredi après-midi la chef de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, n’a pas voulu commenter l’incident.

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