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Chine / Emploi et travail

Chine: le décès d’une mannequin russe de 14 ans fait polémique

La mort de la jeune fille a relancé le débat sur les conditions de travail des mannequins étrangères en Chine, dont beaucoup sont originaires de pays de l'ex-URSS (photo d'illustration).
La mort de la jeune fille a relancé le débat sur les conditions de travail des mannequins étrangères en Chine, dont beaucoup sont originaires de pays de l'ex-URSS (photo d'illustration). REUTERS/Jason Lee
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Chine, une jeune mannequin russe de 14 ans est morte vendredi 27 octobre après deux jours de coma. Elle avait signé un contrat de 3 mois avec une grande agence de mannequinat à Shanghai. Certains dénoncent une surcharge de travail. Lundi  30 octobre, le directeur de cette agence s'est expliqué devant les médias.

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Avec notre correspondante à Shanghai,  Angélique Forget

C'est avec la mine grave et vêtu de noir que le directeur de l'agence de mannequinat pour laquelle travaillait Vlada Dziouba entre dans la salle de conférence.

Devant le parterre de journalistes, il regrette la disparition de la jeune fille. L'autopsie a conclu à une méningite aggravée par la fatigue, mais Johney Zheng, dément un décès lié à l'épuisement.

« Elle a eu au total 16 contrats, pour aucun des contrats elle n'a dépassé 4 à 8 heures de travail. Vous savez, être mannequin, ce n'est pas comme un travail à la chaîne. Quand elles font un défilé par exemple, elles ne travaillent vraiment qu'une heure, voire 30 minutes, mais le reste du temps, elles font des essayages ou des répétitions », assure-t-il.

Le décès de la jeune fille relance le débat sur le travail des mannequins mineurs en Chine. Madame Hao est la maman d'un jeune garçon de 9 ans qui fait déjà du mannequinat, et elle a eu affaire il y a quelques mois à une agence chinoise peu soucieuse du bien-être de son modèle.

« Il a posé des heures entières sans s'arrêter. Mon fils avait commencé à 10h du matin et il a fini à 4h. Pendant toute cette journée, il avait de la fièvre, mais son agent voulait qu'il continue alors même qu'il était malade. Mais si au moment de signer les contrats on se montre trop exigeants avec les conditions de travail, on risque de ne pas être pris », explique-t-elle.

La mère de Vlada Dziouba devrait arriver à Shanghai dans la semaine pour organiser le rapatriement de sa fille et rencontrer le directeur de l'agence.

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