Chine / France

En Chine, Le Drian peine à convaincre sur le dossier nord-coréen

Le Premier ministre chinois Li Keqiang et le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, lors d'une rencontre à Pékin, le 24 novembre 2017.
Le Premier ministre chinois Li Keqiang et le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, lors d'une rencontre à Pékin, le 24 novembre 2017. REUTERS/Jason Lee

En visite à Pékin, Jean-Yves Le Drian a confirmé la venue du président Emmanuel Macron en Chine, où il doit effectuer sa première visite début 2018. L'entretien du chef de la diplomatie vise à trouver des positions communes d’ici là sur nombre de dossiers épineux, notamment sur la Corée du Nord, sur lequel les deux pays, membres du Conseil de sécurité de l’ONU, ne sont pas tout à fait sur la même longueur d’onde.

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Avec notre correspondante à Pékin,  Heike Schmidt

« Il n’y a pas de solution militaire », a martelé Jean-Yves Le Drian. Mais comment forcer Pyongyang à revenir à la table des négociations ? Là-dessus, Paris et Pékin ne sont pas d’accord.

« Nous avons un seul point d'appréciation différente, reconnaît le chef de la diplomatie française. Je ne crois pas beaucoup à la stratégie de la double suspension, parce que d'abord je ne vois pas la Corée aujourd'hui être prête à négocier le principe même de ses programmes nucléaires. D'autre part, compte tenu de l'aggravation de la menace, la Corée du Sud et les Etats-Unis peuvent difficilement accepter une réduction de leurs exercices conjoints, qui sont une sorte de réassurance pour la population sud-coréenne. »

Pourtant, son homologue Wang Yi persiste et signe. Réticent à de nouvelles sanctions, il a une fois de plus réclamé l’arrêt des manœuvres militaires américaines en échange d’un arrêt des essais nucléaires nord-coréens.

« Nous avons au moins ce point commun : nous nous opposons à la guerre et soutenons le dialogue. Notre proposition d’une double suspension est réaliste et faisable et nombre de pays la soutiennent. Il faut faire un premier pas pour atteindre notre but d’une dénucléarisation de la péninsule coréenne et pour arrêter les essais. Si les conditions ne sont pas réunies, eh bien nous devons les créer, afin d’atteindre notre objectif », a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères.

Reste que Washington et Pyongyang ont tous les deux farouchement rejeté cette initiative diplomatique chinoise.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian et son homologue chinois Wang Yi, lors d'une conférence de presse à Pékin, le 24 novembre 2017.
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian et son homologue chinois Wang Yi, lors d'une conférence de presse à Pékin, le 24 novembre 2017. REUTERS/Jason Lee

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