Bangladesh / Rohingyas

Bangladesh: feu vert pour la relégation des Rohingyas sur une île déserte

Des réfugiés rohingyas lors de leur arrivée par bateau au Bangladesh, le 2 octobre 2017. Ils seront ensuite transférés dans un camp de réfugiés à Cox's Bazar.
Des réfugiés rohingyas lors de leur arrivée par bateau au Bangladesh, le 2 octobre 2017. Ils seront ensuite transférés dans un camp de réfugiés à Cox's Bazar. REUTERS/Cathal McNaughton

Reléguer une partie des réfugiés Rohingyas sur une île déserte, l'idée lancée par le Bangladesh en 2015 devrait devenir réalité. Un conseil économique du gouvernement bangladais a donné son feu vert mardi 28 novembre à l'aménagement de l'île de Bhashan Char, avec une dotation de 235 millions d'euros. Un environnement hostile et inhabité, mais le gouvernement espère que les travaux d'aménagement seront finis courant 2018.

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Bhashan Char est un banc de sable apparu il y a une dizaine d'années dans le golfe du Bengale et qui ne figure pas sur la plupart des cartes. L'ïle est régulièrement inondée par temps de forte marée, de mousson et de cyclones. Pour le rendre vivable, il faudra d'abord construire des digues et surélever les zones les plus basses.

Ces derniers mois, la marine bangladaise a installé deux héliports et construit une route. Abris, eau potable, électricité, égouts, tout reste à faire. Les autorités espèrent installer 100 000 personnes sur l'île avant l'été prochain. 

Le projet est né en 2015. Les porte-parole des Rohingyas s'y sont toujours opposés et de nombreuses organisations l'ont critiqué.

En septembre dernier, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Filippo Grandi, a insisté auprès au gouvernement bangladais pour que l'installation des réfugiés sur cette île soit volontaire.

Dacca espère résorber la surpopulation des camps de réfugiés situés à la frontière birmane. Le feu vert du gouvernement pour ce projet survient au lendemain de la signature entre les deux pays d'un accord sur le retour de ces réfugiés. Mais pour l'instant, les Rohingyas continuent de fuir la Birmanie.

(Re) lire : L’exclusion des Rohingyas, un consensus Birman

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