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Corée du Nord

Nucléaire nord-coréen: «vraie opportunité» de progrès ou simple effet d'annonce?

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un salue le président sud-coréen Moon Jae-in alors qu'il quitte Panmunjom après une rencontre historique à la frontière, le 27 avril 2018.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un salue le président sud-coréen Moon Jae-in alors qu'il quitte Panmunjom après une rencontre historique à la frontière, le 27 avril 2018. Korea Summit Press Pool/Pool via Reuters TPX IMAGES OF THE DAY
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Deux jours après le sommet historique intercoréen, Séoul confirme ce dimanche 29 avril que le régime de Pyongyang propose de fermer son principal site d’essais nucléaires dès le mois de mai. Il s’agirait d’un grand pas en avant en vue de la dénucléarisation. Mais si le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo estime qu’il y a une « vraie opportunité » de progrès avec la Corée du Nord, certains observateurs sont plus circonspects. Pyongyang est en effet coutumière des annonces peu suivies de résultats.

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Le nouveau secrétaire d'État américain Mike Pompeo a souligné, dimanche, voir une « vraie opportunité » de progrès dans les relations avec la Corée du Nord, à la suite de son tête-à-tête, pendant le week-end de Pâques, avec Kim Jong-un. « Mon but, c'était d'essayer de voir s'il y avait une vraie opportunité. Je pense qu'il y en a une », a-t-il déclaré lors d’une interview sur la chaîne ABC News.

« Qui sait comment les discussions finales vont se dérouler ? Il y a beaucoup de travail à faire, mais j'ai très bon espoir sur le fait que les conditions fixées par le président Trump nous donnent cette chance. Nous avons beaucoup parlé de ce à quoi cela pourrait ressembler, à quoi pourrait ressembler ce mécanisme complet, vérifiable, irréversible », a poursuivi le chef de la diplomatie américaine.

« Ensuite, quand les deux dirigeants les deux seules personnes qui peuvent prendre ce type de décisions seront dans une pièce ensemble, ils pourront définir le cours des discussions, a estimé Mike Pompeo. Ils pourront tracer le contour des résultats, ils pourront donner une direction à leurs équipes pour qu'elles livrent ce résultat. »

Une promesse parmi tant d’autres ?

Si Mike Pompeo garantit que les États-Unis vont « négocier différemment de ce qui a été fait avant », l’optimisme affiché par le secrétaire d’État est un peu prématuré, selon certains experts. La Corée du Nord a déjà fait beaucoup de promesses par le passé, pour très peu de résultats. « Les annonces de dénucléarisation, de fermetures de sites n’ont jamais été suivies d’effets », rappelle le chercheur Benjamin Hautecouverture.

« La première déclaration coréenne conjointe sur la dénucléarisation de la péninsule date de janvier 1992. Cette déclaration prévoyait alors des inspections mutuelles, pour vérification. Pour le moment, l’engagement est extrêmement vague. Il n’y a pas de mécanismes d’inspection mutuelle, de vérification, qui ont été prévus pour le moment. Par la suite, Pyongyang a souvent confirmé sa volonté de geler, suspendre, voire d’arrêter une partie de son programme nucléaire. Ça a été vrai en juin 1994, ça été vrai en 2000 s’ agissant du programme balistique, à nouveau promis en août 2003 lors du premier round des pourparlers à six. Donc on a connu ça à de très nombreuses reprises, et on se demande à quoi correspondent les engagements du petit fils des Kim aujourd’hui. »

Selon la Maison bleue, la présidence sud-coréenne, Kim Jong-un a émis la promesse formelle de démanteler le site d'essais nucléaires de Punggye-ri lors de sa rencontre avec Moon Jae-in, vendredi à Panmunjeom. Un démantèlement prévu dès le mois prochain en présence d'observateurs étrangers.

Punggye-ri, le site d'essais nucléaires souterrains de la Corée du Nord

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