Corée du Nord / Nucléaire

La Corée du Nord fermera son site d'essais nucléaires entre les 23 et 25 mai

Les tunnels d'essais de Punggye-ri, une installation secrète près de la frontière avec la Chine, seront détruits par des explosions, ce qui bloquera leurs accès, selon le communiqué.
Les tunnels d'essais de Punggye-ri, une installation secrète près de la frontière avec la Chine, seront détruits par des explosions, ce qui bloquera leurs accès, selon le communiqué. Airbus Defense & Space and 38 North/Handout via REUTERS

La Corée du Nord « prend des mesures techniques » pour démanteler son site d'essais atomiques et invitera des journalistes étrangers à une cérémonie de lancement du processus entre les 23 et 25 mai. Ce site souterrain a été le théâtre des six essais nucléaires menés par Pyongyang dont le dernier en date remonte à septembre.

Publicité

Avec notre correspondant à Séoul,  Frédéric Ojardias

Le communiqué du ministère nord-coréen des Affaires étrangères est précis : tout d’abord, les tunnels du site de Punggye-ri seront comblés grâce à plusieurs explosions, leurs entrées seront bloquées, les infrastructures d’observation et les centres de recherche en surface seront détruits. Enfin, les chercheurs et les gardes seront retirés, et le site sera fermé.

La Corée du Nord promet même d’offrir aux journalistes tous les moyens nécessaires pour couvrir le démantèlement : avion depuis Pékin, train jusqu’au site, centre de presse, mais Pyongyang ne précise pas si des inspecteurs nucléaires seront invités, et surtout si ceux-ci pourront prendre des mesures de façon indépendante.

Plusieurs experts se montrent donc sceptiques : en détruisant le site, sans laisser auparavant des scientifiques y prélever des échantillons, le régime détruit aussi toutes les preuves des nombreuses expériences qu’il y a menées.

D’autres rappellent aussi qu’après six explosions nucléaires, Pyongyang maîtrise déjà les technologies nécessaires et n’a plus besoin de mener de nouvel essai.

Avec ce démantèlement, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un offre certes un gage significatif de bonne volonté, avant son sommet avec le président américain Donald Trump. Mais l’annonce doit être prise avec prudence : la véritable dénucléarisation du régime est encore loin.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail