Japon / Culture

Au Japon, le Festival du film français veut renouveler le visage du 7e art

La comédienne Nathalie Baye, marraine du Festival du film français au Japon.
La comédienne Nathalie Baye, marraine du Festival du film français au Japon. Laurent Campus / UniFrance
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Festival du film français au Japon se tient à Yokohama jusqu’à ce samedi 23 juin. Pour sa 26e édition, l’événement veut faire connaître au public japonais de nouveaux talents, notamment seize acteurs et réalisateurs comme Mélanie Thierry et Swann Arlaud. Une tâche difficile dans un pays où le 7e art de l’Hexagone est encore associé presque exclusivement à François Truffaut et à Alain Delon.

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Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Lorsqu’on dit aux Japonais « cinéma français », ils vous répondent Alain Delon et François Truffaut depuis un demi-siècle. Pour Isabelle Giordano, l’organisatrice de l’événement, « l’enjeu de ce nouveau festival à Yokohama, c’est vraiment de faire découvrir aux Japonais les Alain Delon de demain ».

Nommée marraine de ce festival, Nathalie Baye a tourné avec François Truffaut, Bertrand Tavernier et Claude Chabrol, notamment, mais aussi de jeunes réalisateurs audacieux. Elle s’est chargée de relever ce défi et démontrer l’intérêt du cinéma français du 21e siècle.

Un métier que l'on ne peut faire qu'avec passion selon Nathalie Baye

« Est-ce qu’il y a des réalisateurs et réalisatrices vraiment intéressants ?  Je dis oui, explique l’actrice de 69 ans. Je pense que si je n’avais pas eu la chance de travailler avec de jeunes réalisateurs intéressants et qui m’avaient plu et séduite comme ont pu le faire d’autres il y a trente ou quarante ans, j’aurais arrêté de faire ce métier. Parce qu’on ne peut pas le faire sans passion. »

Les Japonais ont démontré de la passion pour le cinéma français d’aujourd’hui avec la comédie d’Olivier Nakache et Eric Toledano, Le Sens de la fête. Le film a été projeté en ouverture du festival et les spectateurs ont eu une réaction à laquelle Olivier Nakache ne s'attendait pas. « On m’avait dit que les Japonais riaient plutôt intérieurement donc il ne fallait pas s’attendre au même accueil que dans des pays plus méditerranéens, nous explique le réalisateur. Ce soir, j’ai vu une salle normale pour moi, donc ça a ri à gorge déployée. »

Aux yeux des Japonais, le cinéma français, en 2018, ne se résume pas à Alain Delon et ils ont le sens de l’humour.

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