Accéder au contenu principal
Malaisie

Malaisie: l'ex-Premier ministre Najib Razak inculpé pour corruption

L'ex-Premier ministre malaisien Najib Razak à son arrivée à la Commission anti-corruption à Putrajaya, le 24 mai 2018.
L'ex-Premier ministre malaisien Najib Razak à son arrivée à la Commission anti-corruption à Putrajaya, le 24 mai 2018. REUTERS/Lai Seng Sin
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Malaisie, il ne fait pas bon perdre les élections. Il y a un peu plus d’un mois, Najib Razak faisait face à une sévère défaite lors des législatives. Ce mercredi 4 juillet, l'ex-Premier ministre a été inculpé pour corruption, dans le cadre de l’énorme scandale de corruption du fonds 1MDB qui avait déjà largement contribué à son échec politique, au lendemain de son arrestation.

Publicité

Najib Razak a comaru devant un tribunal de Kuala Lumpur, où le procureur a demandé le transfert du dossier devant la Haute Cour de justice, compte tenu de la gravité des faits. L'ancien premier ministre s'est vu signifier quatre chefs d'inculpation, trois pour abus de confiance et le quatrième pour avoir accepté un pot-de-vin de 42 millions de ringgit (8,9 millions d'euros). Il risque jusqu'à 20 ans de prison.

Depuis l’élection de son rival et ancien mentor Mohamad Mahathir, l’étau se resserrait autour de Najib Razak. D’abord, il lui a été interdit de quitter le pays, après des rumeurs de fuite à l’étranger pour échapper à d’éventuelles poursuites en justice. Ensuite, la police a saisi pour 273 millions de dollars d’argent liquide et de bijoux dans des propriétés liées à l’ancien Premier ministre et sa famille. Enfin, Najib Razak et sa femme ont été interrogés par les enquêteurs.

Dès son élection, Mohamad Mahathir a mis en place une cellule gouvernementale pour enquêter sur le scandale du fonds 1MDB, un fonds mis en place en 2009 lors de l’arrivée au pouvoir de Najib Razak. Un fonds aujourd’hui très largement déficitaire et dont, selon les département américain de la Justice, 4,5 milliards de dollars ont été détournés. Près de 750 millions auraient atterri sur le compte de Najib Razak, qui nie tout détournement.

La semaine dernière, les enquêteurs indiquaient avoir gelé 408 comptes en banque renfermant l’équivalent de 272 millions de dollars. Selon la presse locale, certains appartiennent à l'Organisation nationale des Malais unis (UMNO), le parti de Najib Razak, qui a donc quitté le pouvoir en mai dernier après six décennies à diriger le pays.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.