Azerbaïdjan

Azerbaïdjan: le CPT dénonce le recours à la torture et aux violences policières

Le président azéri, Ilham Aliyev rencontre ce vendredi 20 juillet Emmanuel Macron à l'Elysée. Le CPT accuse son pays d'avoir recours à la torture et aux violences policières.
Le président azéri, Ilham Aliyev rencontre ce vendredi 20 juillet Emmanuel Macron à l'Elysée. Le CPT accuse son pays d'avoir recours à la torture et aux violences policières. LUDOVIC MARIN / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Tortures, mauvais traitements des détenus ou des personnes placées en garde à vue, ces pratiques semblent largement répandues en Azerbaïdjan, selon un rapport publié mercredi 18 juillet par le Comité pour la prévention de la torture. L'organe appartenant au Conseil de l'Europe a effectué six visites entre 2004 et 2017 dans ce pays du Caucase de 9,6 millions d'habitants, dirigé par Ilham Aliyev depuis 2003 et qu'Emmanuel Macron reçoit ce vendredi à l'Elysée.

Publicité

« Torture, impunité et corruption restent systémiques et répandues au sein des forces de l'ordre » en Azerbaïdjan, selon un rapport publié mercredi 18 juillet par le Comité pour la prévention de la torture (CPT) du Conseil de l'Europe. « Le recours à la torture et à d'autres formes de mauvais traitements physiques par la police, par d'autres services appartenant aux forces de l'ordre et par l'armée, la corruption au sein de l'ensemble du système d'application des lois et l'impunité restent systémiques, répandues et endémiques », a écrit le comité.

Lors de la dernière visite, « les constatations laissent penser qu'il existe une culture de la violence généralisée au sein du personnel de divers services rattachés aux forces de l'ordre », selon le CPT.

« La torture et les mauvais traitements physiques tout comme l’impunité semblent être systémiques dans le pays. Nous sommes surtout préoccupés par les cas de mauvais traitements infligés par la police, affirme le président du CPT, Mykola Gnatovsky. Nos rapports mettent en lumière le fait que la police en Azerbaïdjan fait usage de force physique. Leurs actes peuvent s’apparenter à de la torture, comme, par exemple, suspendre les gens puis les battre lorsqu’ils sont suspendus. Il y a aussi les électrochocs et d’autres techniques, qui, selon nous, s’apparentent à de la torture. Les autorités devraient se saisir de ce sujet comme d’une priorité absolue. »

« La décision de l'Azerbaïdjan de publier l'ensemble des rapports (du Conseil de l'Europe, ndlr), jusque-là restés confidentiels, représente une avancée majeure », s'est toutefois félicité Mykola Gnatovskyy. « Cela laisse présager une nouvelle ère en ce qui concerne notre coopération avec l'Azerbaïdjan », a-t-il ajouté.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail