Australie

Australie: des élections partielles en guise de test avant les législatives

Vue de Melbourne, en Australie (photo d'illustration).
Vue de Melbourne, en Australie (photo d'illustration). Getty Images/Walter Bibikow

Cinq petits sièges sont en jeu en Australie, samedi 28 juillet. Des élections partielles qui suscitent beaucoup d’attention, car elles sont considérées comme un test en vue du scrutin législatif prévu en 2019. D'où une intense bataille électorale entre le parti du Premier ministre, Malcolm Turnbull et le n°1 de l'opposition, le travailliste Bill Shorten.

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Tout commence avec la décision de la Haute cour d'Australie - la plus haute juridiction du pays - qui décide en octobre 2017 que les binationaux n'ont pas le droit de siéger au Parlement. Cinq parlementaires détenteurs d’une double nationalité sont alors obligés de démissionner.

Ce sont ces cinq sièges qui mobilisent la classe politique aujourd'hui. Dans trois de ces circonscriptions, il ne devrait pas y avoir de changement. En revanche, il en reste deux qui peuvent basculer.

Aujourd'hui, ils sont tenus par les travaillistes de Bill Shorten, mais les sondages sont très serrés. Et l'enjeu est énorme : si la gauche perd la face, ce sera sans doute la chute du patron de l'opposition, à quelques mois des législatives prévues en 2019.

Voilà pourquoi la coalition libérale du Premier ministre Malcolm Turnbull a voulu faire de ce scrutin partiel un évènement majeur. C'est aussi un test pour lui, un référendum sur la politique qu'il a menée depuis deux ans : baisse d'impôts pour les plus riches, baisse de charges pour les entreprises.

Les travaillistes répondent que les services publics passent avant les banques et les millionnaires. Verdict attendu en début de soirée

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