Pakistan

Pakistan: le parti d’Imran Khan a entamé des discussions de coalition

Le leader du Pakistan Tehreek-e-Insaf, le parti d'Imran Khan, et ses partisans célèbrent la victoire au lendemain du scrutin, le 26 juillet 2018.
Le leader du Pakistan Tehreek-e-Insaf, le parti d'Imran Khan, et ses partisans célèbrent la victoire au lendemain du scrutin, le 26 juillet 2018. REUTERS/Faisal Mahmood

Près de 53 millions de Pakistanais se sont rendus aux urnes mercredi 25 juillet. Après deux jours d’attente et de controverses sur la transparence du scrutin, les résultats définitifs sont enfin connus. Imran Khan l’a emporté, mais il aura besoin d’une coalition pour devenir Premier ministre.

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Avec notre correspondante à Islamabad,  Solène Fioriti

Après la victoire, c’est l’heure des tractations politiques. Le parti de l’ancien champion de cricket Imran Khan a remporté 116 sièges, un très bon score, meilleur qu’attendu. Mais il lui en manque une vingtaine de plus pour avoir la majorité à l’Assemblée.

Ses proches ont fait savoir que des discussions avaient démarré avec des députés indépendants et des petits partis. Le MQM, une formation autrefois connue comme mafieuse, fait partie des courtisés.

Du côté de l’opposition, on semble encore tergiverser sur la marche à suivre. Une douzaine de partis, dont certains ont fait chou blanc aux élections, se sont réunis vendredi soir dans la capitale Islamabad.

Tous considèrent avoir été volés lors du scrutin, qu’il juge instrumentalisé par la très puissante armée pakistanaise. Ils menacent de protester massivement pour obtenir un nouveau vote.

Parmi eux, le parti du clan Sharif, qui était au pouvoir ces cinq dernières années et qui s’interroge sur la stratégie à adopter. Avec 64 élus, il est aussi la deuxième force politique du pays et annoncera dimanche s’il rejoint ou non le camp des protestataires.

(Re) lire : Pakistan: l’irrésistible ascension d’Imran Khan

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