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Chine

Musulmans ouïghours détenus: de simples «centres de formation» selon Pékin

L'ethnie ouïghoure, dont la plupart sont musulmans, reste sous étroite surveillance de pékin (image d'illustration).
L'ethnie ouïghoure, dont la plupart sont musulmans, reste sous étroite surveillance de pékin (image d'illustration). REUTERS/Thomas Peter
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un million d’Ouïghours musulmans détenus dans des « camps de rééducation » ? Ce chiffre « est totalement faux », s’est défendu un responsable chinois, hier à Genève, devant le comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale. Il s’agirait là de simples « centres de formation » dans lesquelles les droits des croyants seraient respectés. Comme d’ailleurs partout dans le Xinjiang (extrême ouest de la Chine) où vit une forte minorité musulmane, soumise à une politique sécuritaire draconienne suite à une série d’attentats.

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Avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

« Il n’y a aucune politique qui vise une minorité ethnique en particulier ou qui limite les droits et la liberté de religion du peuple ouïghour », a affirmé la délégation d’une cinquantaine de chinois, à Genève. Sans convaincre : « Il nous faut plus qu’un simple démenti », leur a répondu Gay McDougall, membre du comité de l’ONU.

Lavage de cerveau

Organisations des droits de l’homme, chercheurs et médias dénoncent en effet l’incarcération en masse de Ouïghours dans des dizaines de camps tenus secrets, où ils seraient soumis, lors de longues séances d’endoctrinement politique, à un véritable lavage de cerveau pour qu’ils renoncent à l’islam. Des accusations avancées par de nombreux témoins qui ont pu se réfugier à l’étranger.

Mais Pékin persiste et signe : ce matin, Lu Kang, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, fustige des « forces antichinoises » qui veulent « calomnier les mesures que la Chine a pris pour lutter contre la criminalité et le terrorisme ».

Fermeté

Hier déjà, dans un éditorial, le Global Times avait affirmé que la fermeté du parti communiste avait aidé le Xinjiang à ne pas devenir une « Syrie ou une Libye chinoise ».

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