Accéder au contenu principal
Afghanistan

[Reportage] L'Afghanistan se prépare à un vote par vérification biométrique

Un employé de la Commission électorale déplace des urnes et du matériel de vote dans un entrepôt à Kaboul, le 18 octobre 2018.
Un employé de la Commission électorale déplace des urnes et du matériel de vote dans un entrepôt à Kaboul, le 18 octobre 2018. REUTERS/Mohammad Ismail
Texte par : RFI Suivre
4 mn

L'Afghanistan se prépare jusqu'à la dernière minute pour le scrutin législatif de samedi. 8.9 millions d'électeurs seront appelés aux urnes pour renouveler les 249 sièges de la chambre basse du Parlement. Pour ne pas réitérer le fiasco de l'élection présidentielle de 2014 entachée de fraudes massives, certaines organisations politiques ont exigé la mise en place d'un système de vérification biométrique. Les autorités afghanes et la Commission électorale indépendante (CEI) ont fini par l’accepter, mais un peu tard. Reportage.

Publicité

Avec notre correspondante à Kaboul, Sonia Ghezali

C'est l'heure de l'exercice pratique dans une école qui servira de centre de vote. Hela vient de passer une heure à expliquer le fonctionnement du système biométrique à une quarantaine de femmes et d'hommes assis sur les chaises d'écoliers.

Les questions fusent dans un brouhaha général. La jeune employée de la Commission électorale indépendante explique à nouveau : elle saisit la console biométrique grande comme un smartphone, montre comment l’électeur doit être pris en photo avec, comment saisir les empreintes digitales des deux index, et lancer l'impression d'une étiquette autocollante sur une petite imprimante portable.

« Cette étiquette montre la validité d'un vote. Un code est inscrit ici. Quand le candidat a rempli son bulletin de vote, vous devez coller cette étiquette dessus », explique Hela.

A l'issue des trois jours de formations, Hawa Rakin, enseignante dans un lycée, se dit prête pour samedi. « C'est très facile, tout le monde a un téléphone portable aujourd'hui et la machine biométrique, c'est la même chose qu'un téléphone », commente-t-elle.

Cela est-il aussi facile pour un agent débauché en zone rurale, demandent certains, mettant par ailleurs en cause le système biométrique qui n’aura fait l'objet d'aucun test pilote et dont les machines ne garantiraient pas l'anonymat des électeurs.

► Ecouter la version audio du reportage

(Ré) écouter : L’Afghanistan à l’épreuve des élections (Décryptage)

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.