Japon

Tokyo confirme la libération d'un journaliste japonais otage en Syrie

Jumpei Yasuda devrait rapidement rentrer au Japon après des examens médicaux.
Jumpei Yasuda devrait rapidement rentrer au Japon après des examens médicaux. Huseyin BOZOK / DHA / AFP

Otage pendant plus de trois ans en Syrie, le journaliste japonais Jumpei Yasuda vient d'être remis en liberté. Il avait été enlevé près d'Idleb en 2015.

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Il porte la barbe, ses cheveux noirs ont viré au gris et des cernes profonds barrent son visage. Jumpei Yasuda prononce ses premiers mots d'homme libre après trois années d'enfer : « Je m'appelle Jumpei Yasuda. Je suis un journaliste japonais. J'ai été détenu en Syrie pendant 40 mois. Aujourd'hui, je suis en Turquie, je suis en sécurité. »

En juin 2015, il entre en Syrie pour couvrir la guerre entre l'armée et les groupes rebelles. Le 20 juin, il écrit sur son compte Twitter qu'il a de plus en plus de mal à travailler et que la situation devient trop dangereuse. Trois jours plus tard, il ne donne plus de nouvelles.

Il ne reparaît que neuf mois tard, dans une vidéo publiée sur internet, où il s'adresse à sa famille et demande au Japon d'agir pour sa libération. On ne sait pas pour le moment qui a pris le journaliste en otage. Les jihadistes de l'ancien Front al-Nosra assurent qu'ils ne sont pas responsables.

Le Premier ministre japonais a pris soin de remercier le Qatar et la Turquie, qui ont joué les intermédiaires. Impossible de dire si une rançon a été versée. En 2004 déjà, Yasuda avait déjà été capturé en Irak, où il avait passé trois jours aux mains d'un groupe armé.

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