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Indonésie

[Reportage] Des familles dévastées au lendemain du crash du vol Lion Air

Les familles des passagers du vol JT610 de la compagnie Lion Air ont attendu la confirmation des noms des victimes à l'hôpital Said Sukanto de Jakarta, dans la nuit du 29 au 30 octobre.
Les familles des passagers du vol JT610 de la compagnie Lion Air ont attendu la confirmation des noms des victimes à l'hôpital Said Sukanto de Jakarta, dans la nuit du 29 au 30 octobre. REUTERS/Willy Kurniawan
Texte par : RFI Suivre
4 mn

En Indonésie, le crash d'un avion de ligne de la compagnie Lion Air lundi 29 octobre en raison d'un incident technique peu après son décollage de Jakarta, a très probablement causé la mort des 189 personnes à bord. La plupart des familles des passagers de ce vol domestique ont passé la nuit de lundi à mardi à l'hôpital de police de la capitale indonésienne.

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Avec notre correspondant à Jakarta, Joël Bronner

Il est une heure du matin à l'hôpital Said Sukanto de Jakarta. Sur des chaises en plastique recouvertes d'un drap blanc, de nombreux parents des passagers du vol JT610, qui s'est écrasé quelques heures plus tôt. Les yeux embués sous ses lunettes rondes et son voile noir, Romianto Nugroho, 58 ans, se ronge les sangs avec son mari. Dans l'avion, il y avait Akil, leur fils.

« On est venu ici amener des papiers comme des certificats administratifs et remplir des documents. Maintenant on attend les résultats ADN pour savoir s'ils identifient notre enfant », explique la mère de famille.

Toutes les familles savent qu'il n'y a presque aucune chance de retrouver des rescapés et que les 24 sacs ramenés ce jour-là des décombres ne contiennent que des bouts de restes humains. Les yeux dans le vague et de l'émotion plein la gorge, Jamesh Sianturi, 57 ans, évoque son fils Jandri.

« Au départ, mon fils qui est banquier devait prendre l'avion dimanche et pas lundi. C'est moi qui lui ai demandé de repousser son vol de 24h et de rester un peu plus longtemps à Jakarta pour qu'il puisse rencontrer sa fiancée. Tous les deux devaient se marier l'an prochain », raconte-t-il.

La cigarette qu'il néglige lui fume tristement entre les doigts, tandis que l'homme a la voix éraillée. Lui se consume littéralement de chagrin dans la nuit.

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