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Pakistan

Pakistan: arrestation du leader islamiste Khadim Hussain Rizvi

Khadim Hussain Rizvi, leader du parti Tehreek-e-Labbaik, ici à Lahore le 23 juillet 2018.
Khadim Hussain Rizvi, leader du parti Tehreek-e-Labbaik, ici à Lahore le 23 juillet 2018. ARIF ALI / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Il était à la base des manifestations qui ont paralysé le Pakistan pendant plusieurs jours. Khadim Hussain Rizvi a été arrêté dans la nuit du vendredi au samedi 24 novembre. Le chef du principal parti islamiste avait appelé à manifester après l'annonce de l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi. Sa détention pourrait durer jusqu'à 30 jours.

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Khadim Hussain Rizvi a été placé en garde à vue et transféré dans un endroit tenu secret. On sait que plus de 300 membres de sa secte ultra-violente ont eux aussi été arrêtés depuis vendredi soir. « Nous arrêtons les soutiens du TLP partout dans la province pour éviter une réaction hostile après l'arrestation de leurs leaders », a expliqué le ministre de l’Information du Pendjab.

Le mouvement Tehreek-e-Labaik est un nouveau venu sur la scène politique pakistanaise. Le TLP s'est fait remarquer après sa percée lors des élections législatives cette année, où il a récolté plus de deux millions de voix, avec un seul élément au programme: la défense du prophète.

« Rien à voir » avec l'affaire Asia Bibi

Selon le gouvernement pakistanais, l'arrestation de son chef vise à « protéger l'ordre public » et « n’a rien à voir avec l'affaire Asia Bibi ». C'est pourtant après l'acquittement de cette chrétienne, qui risquait la peine de mort pour blasphème, que le TLP est parvenu à rassembler autour de lui et à paralyser le pays.

Il a appelé à tuer les magistrats qui ont pris cette décision. Et il appelé aussi à des mutineries dans l'armée. Dimanche, la secte avait d'ailleurs prévu de manifester à Rawalpindi, une ville garnison qui touche la capitale, Islamabad.

Cette arrestation est un signal de fermeté envoyé par le Premier ministre, qui se trouve sous la pression de l'armée et des bailleurs de fonds étrangers. Après avoir dénoncé la violence des islamistes du TLP, Imran Khan s'était résigné à signer un accord controversé avec eux. Reste à savoir, donc, si cette image de fermeté sera durable ou non.

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