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Taiwan

Elections locales à Taiwan: le parti au pouvoir en net recul

Les supporters du KMT fêtent la victoire de leur partie aux élections locales taiwanaises.
Les supporters du KMT fêtent la victoire de leur partie aux élections locales taiwanaises. REUTERS/Tyrone Siu
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Après les élections générales à Taiwan, le parti démocrate progressiste recule et perd l’un de ses grands bastions dans le sud du pays. C’est donc une défaite cuisante pour le parti au pouvoir et le Premier ministre a annoncé sa démission.

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Avec notre envoyé spécial à Taipei, Stéphane Lagarde

La présidente Tsai Ing-wen a reconnu la défaite ce samedi 24 novembre au soir et quitte la tête de son parti. Les bureaux de vote ont fermés a 9h, heure de Paris, et on compte encore les voix. Dans ces élections dites 9 en 1, 9 scrutins en une journée, on votait pour les chefs de village, pour les chefs de quartiers, les conseils municipaux. On votait aussi « Oui » ou « Non » à 10 questions posées en référendum.

Ces élections locales sont donc aussi un test en réalité pour la majorité. A Taipei le maire sortant Ko Wen-je sans étiquette pourrait repasser et pour le reste, et bien il s’agit c’est une vague bleue. Un complet renversement deux ans après le raz de marée du DPP à la présidentielle. Le parti démocrate progressiste est en recul dans au moins trois grandes villes, dont la plus importante, le port de Kaoshiung dans le sud, un bastion historique depuis 20 ans. Une ville dont l’économie a souffert de la baisse des échanges inter détroit depuis deux ans et l’élection de Tsai Ing Wen, la présidente du parti democrate progressiste.

20 ans de pouvoir des démocrates ont été aujourd’hui balayés par le KMT, les nationalistes du Kuomingdang, et par un candidat pour le moins atypique ici, Han Guo Yu, comparé à Donald Trump pour son langage pour le moins direct, sur le thème « Make Kaoshiung great again. »

C’est très important évidemment, car cette vague bleue partie du sud de l’île, pourrait être un prélude à la présidentielle de 2020, un scrutin suivi de près à Pékin. La présidente taiwanaise a parlé d’interférences chinoises dans la campagne. Depuis son arrivée au pouvoir, Pékin et Taipei ne se parlent plus, le KMT pro-chinois, en a d’ailleurs fait un argument de campagne accusant cette mauvaise entente avec Pékin, de nuire à l’économie.

 

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