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Taïwan

Taïwan: la Chine attribue l’échec des démocrates à leur posture «sécessionniste»

La présidente taïwanaise Tsai ing-wen a annoncé sa démission de la tête de son parti, le DPP, suite au revers électoral de ce week-end, le 24 novembre 2018.
La présidente taïwanaise Tsai ing-wen a annoncé sa démission de la tête de son parti, le DPP, suite au revers électoral de ce week-end, le 24 novembre 2018. REUTERS/Ann Wang
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les médias d'Etat chinois ont expliqué la cinglante défaite électorale du parti de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen ce week-end par sa « posture sécessionniste ». Ils l'ont l'invitée à « reconsidérer » son intransigeance envers Pékin.

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Le journal chinois officiel China Daily estime dans un éditorial que les électeurs taïwanais étaient avant tout mécontents de la stagnation économique. « La posture sécessionniste de l'administration Tsai n'a pas seulement envenimé les relations cruciales avec la partie continentale de la Chine, elle l'a aussi rendue impopulaire des deux côtés du détroit de Taïwan »,.

« L'élection montre (que la présidente Tsai Ing-wen) a trahi les intérêts de Taïwan et est devenue une perturbatrice dont les actions se sont éloignées des besoins concrets des Taïwanais », estime le China Daily. Tandis que le quotidien Global Times invite le parti de Tsai à « réfléchir à son échec » et « reconsidérer sa position sur les relations » avec Pékin.

Depuis son élection en 2016, Tsai Ing-wen a refusé de reconnaître que Taïwan et la Chine continentale font partie « d'une seule Chine », contrairement à son prédécesseur Ma Ying-jeou (KMT). Pékin a cherché à faire pression sur la présidence taiwanaise en intensifiant les manœuvres militaires, en arrachant de nouveaux alliés diplomatiques à Taïwan, et en limitant le nombre de touristes chinois se rendant sur l'île.

La baisse des retraites et la réduction du nombre de jours fériés ont aggravé le ressentiment populaire face aux difficultés économiques et à un coût de la vie qui augmente. Mais pour le parti d’opposition pro-chinois, le Kuomingdang (KMT), qui a enregistré plusieurs succès, la situation économique de l’île est en partie due à la politique du gouvernement à l’égard de Pékin.

Tsai Ing-wen a démissionné de la direction du Parti progressiste démocratique (PPD) au pouvoir sur l'île après que sa formation, traditionnellement pro-indépendance, ait perdu samedi de nombreux postes aux élections municipales.

Le Parti communiste chinois (PCC) qui dirige la Chine continentale, considère que Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois. L'île est cependant dirigée depuis le milieu des années 1940 par un régime rival, défait à l'issue de la guerre civile chinoise. Le territoire insulaire n'a toutefois jamais déclaré son indépendance et n'est pas reconnu comme un Etat par l'ONU.

(avec AFP)

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