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Inde

Inde: manifestation de désespoir des agriculteurs à New Delhi

Des femiers indiens défilent dans les rues de New Delhi, le 30 novembre 2018.
Des femiers indiens défilent dans les rues de New Delhi, le 30 novembre 2018. Money SHARMA / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Inde, environ 100 000 agriculteurs venus de tout le pays manifestent depuis le 29 novembre dans la capitale New Delhi afin d'alerter le gouvernement sur leurs conditions de vie devenues misérables et réclamer des mesures de soutien à l’achat de leurs produits pour qu’ils survivent. Il ne s'agit pas du premier mouvement de colère des paysans indiens, mais à six mois des élections législatives, le gouvernement va être obligé d’en tenir compte. Un Indien sur deux vit en effet de l’agriculture.

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L’énorme esplanade de Jantar Mantar, en plein centre de la capitale indienne New Delhi, est noire de monde ce vendredi 30 novembre. Les agriculteurs sont venus des quatre coins du pays. Comme Vikram Yadav, qui cultive quatre hectares de riz et de pommes de terre à côté de Bénarès, à l’est du pays.

« Nous n’avons que 6 heures d’électricité par jour, explique-t-il. Nous devons utiliser des pompes au diesel pour tirer de l’eau du sol, ce qui nous coûte énormément. Ce gouvernement n’a rien fait pour nous. »

L'ombre du suicide

Pour P. Srinavas, un producteur de coton de l’Andhra Pradesh, au sud, il s'agit une question de vie ou de mort. « L’investissement pour un demi-hectare de coton est de 500 euros et cela nous rapporte à peine 250 euros, se plaint-il. Le gouvernement est censé nous l’acheter à un prix supérieur mais cela n’arrive pas. Donc ne nous pouvons pas vivre. Nous mangeons du riz à l’eau. Et beaucoup se suicident. »

Le suicide est sur toutes les lèvres et devient une réalité quand Shila Parwal surgit avec deux crânes accrochés autour du cou. Ce sont ceux de deux agriculteurs de sa région du Tamil Nadu, à l’extrême sud, qui se sont suicidés à cause de leurs dettes. « Si le Premier ministre ne nous écoute pas, nous allons nous pendre demain sur cette esplanade », menace-t-il.

Le Premier ministre Narendra Modi n’a pas encore répondu à leur appel, mais leur voix ne sera pas oubliée. Lors des législatives de mai prochain, un électeur sur deux sera un agriculteur.

Inde : la colère et le désespoir des agriculteurs

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