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Japon

Le Japon veut reprendre la chasse commerciale à la baleine

Des bouchers japonais après la capture d'une baleine au port de Wada à Minamiboso au sud-est de Tokyo.
Des bouchers japonais après la capture d'une baleine au port de Wada à Minamiboso au sud-est de Tokyo. REUTERS/Toru Hanai
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Japon annonce son retrait de la Commission baleinière internationale ce mercredi 26 décembre. Le but est d'échapper à ces règles et de reprendre la pêche commerciale en juillet prochain.

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Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Le Japon a annoncé ce mercredi 26 décembre son retrait de la Commission baleinière internationale (CBI) dans le but de reprendre la pêche commerciale dès juillet prochain. Au risque de s'exposer à de vives critiques de l'étranger de la part de gouvernements et d'organismes de défense des animaux, le Japon rejoint l'Islande et la Norvège qui pratiquent ouvertement la pêche aux cétacés à des fins commerciales.

La Commission baleinière internationale interdisait la pêche commerciale depuis 1986, du moins sur le papier. En réalité, l'archipel n'a jamais complètement cessé cette pratique. Au nom de la recherche scientifique, une faille du moratoire mis en place en 1986, les Japonais capturaient chaque année des centaines de baleines.

Une décision politique

La décision de reprendre la pêche à des fins commerciales s'explique par des considérations politiques. Le principal port baleinier de l'archipel est situé dans le fief électoral du Premier ministre actuel, Shinzo Abe. Il invoque également une tradition séculaire de consommation de la chair de baleine. Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Le Japon a affirmé qu'il limitera la pêche commerciale à la baleine aux eaux territoriales et à sa zone économique exclusive. Il s'abstiendra de les chasser dans l'Antarctique ou l'hémisphère sud. Les pêcheurs japonais, sous couvert de recherche scientifique, étaient les plus grands prédateurs de cétacés au monde. Ils étaient les seuls à les poursuivre jusque dans leur sanctuaire de l'océan Austral, la chair de cet animal finissant souvent sur les étals des poissonniers.

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